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En cas de guerre en Ukraine, voici les pénuries qui nous guettent en Suisse

Et si la guerre éclatait en Ukraine? La Confédération s'y prépare sérieusement. Le Tagesanzeiger a demandé à l'Office fédéral pour l'approvisionnement économique du pays (Ofae) quels produits et matières premières pourraient faire l'objet de pénuries. On vous résume tout ça.
08.02.2022, 18:5108.02.2022, 18:58

Une invasion russe en Ukraine est à redouter. Selon un article du Tagesanzeiger, des personnes «bien informées au sein de l'administration fédérale» auraient même une date: le 15 février, soit dans une semaine. «Mais ce que tout le monde espère est également possible», rappelle le titre alémanique: «une désescalade grâce à la diplomatie».

L'Ofae a pour tâche d'anticiper le mauvais scénario. Interrogé sur le conflit ukrainien par le Tagesanzeiger, Thomas Grünwald, porte-parole de l'Office fédéral en question, a confirmé que «des dispositions sont prises pour éviter les graves pénuries qui pourraient être déclenchées par une guerre».

Très concrètement, voici la situation décrite par le spécialiste:

  • La Suisse ne dépend pas très directement de l'Ukraine.
  • Mais indirectement, d'autres pays pourraient être touchés par des pénuries, et la Suisse aussi par ricochet. On parle là de carburants et de denrées.

Imaginons que magasins et stations-service en Suisse n'aient plus assez de marchandise: la Confédération ouvrira alors les «réserves obligatoires», détaille le Tagi. «Ces réserves sont gérées par des entreprises privées sur mandat de la Confédération. En temps de paix, la Confédération détermine quels biens vitaux doivent être stockés et en quelles quantités. (...) Les réserves obligatoires doivent suffire pour trois à quatre mois.»

Sont concernés par ce stock:

Le sucre, le riz, les huiles alimentaires et les céréales pour le pain. Mais aussi l'engrais et le fourrage pour le bétail en cas d'urgence

Thomas Grünwald de l'Ofae recommande de constituer des réserves d'urgence privées, suffisantes pour une semaine environ, rapporte le quotidien.

Si cette mesure ne suffit pas, la Confédération procédera à des rationnements. Quant au gaz russe, Thomas Grünwald «est convaincu que la Russie continuera à honorer ses contrats de livraison», quel que soit le scénario sur place.

Le dernier recours pour le marché européen consisterait à acheter du gaz à d'autres pays, notamment aux Etats-Unis, conclut le journal. (jf)

Et voici des tatouages moches, à ne pas reproduire...

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Josh Neuman, en 2019, à Nidwald. Le youtubeur est décédé

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