Suisse
Politique

Interdire l'expérimentation animale? Débat au National

Un technicien montre une souris de laboratoire dans une animalerie d'un centre de recherche sur le cancer ce mardi 9 mars 2021 a Lausanne. Durant la session parlementaire du printemps 2021, l&#03 ...
Une souris de laboratoire dans une animalerie d'un centre de recherche sur le cancer à Lausanne.Image: KEYSTONE

La Suisse ne doit pas interdire l'expérimentation animale

La recherche médicale peut souffler. Les expérimentations animales ne doivent pas être interdites en Suisse, comme le demande une initiative populaire. Le National a tacitement rejeté jeudi le texte et dit non à un contre-projet. Explications.
10.03.2021, 07:2410.03.2021, 17:46

Ce que veut l'initiative

Lancée en 2017 par des citoyens saint-gallois, l'initiative propose de remplacer la pratique actuelle par des méthodes alternatives plus éthiques. Le texte prévoit aussi d'interdire le commerce, l'importation et l'exportation de produits faisant directement ou indirectement l'objet d'expérimentation sur des animaux. L'initiative citoyenne est soutenue par quelque 80 organisations et entreprises.

Ce que dit le Conseil fédéral

Pour le Conseil fédéral, l'initiative va trop loin: elle aurait des répercussions négatives sur la santé, la recherche et l'économie. L'interdiction d'importation rendrait très précaire l'approvisionnement en médicaments, vaccins, produits phytosanitaires ou chimiques et compléments alimentaires. Le gouvernement recommande le rejet du texte.

Pas de contre-projet

Il n'y aura pas de contre-projet à l'initiative. La gauche voulait renvoyer le paquet à la commission afin qu'elle élabore un contre-projet indirect. La droite l'a refusé.

Le thème n'est pas nouveau: le peuple a déjà rejeté trois initiatives populaires sur l'expérimentation animale en 1985, 1992 et 1993. (ats)

Le personnel romand de Tamedia s'oppose aux coupes
Le personnel de Tamedia en Suisse romande dénonce la nouvelle «saignée» annoncée lundi par l'éditeur zurichois dans l'ensemble de ses titres. Il demande à la direction de renoncer aux licenciements et réfléchit à des moyens de mobilisation.
Les membres des rédactions se sont réunis mardi en assemblée générale, le lendemain de l'annonce de 41 licenciements en Suisse, dont 13 à Lausanne et Genève. Ce chiffre «considérable» correspond à près de 10% du personnel francophone de l'entreprise («24 Heures», «La Tribune de Genève», «Le Matin Dimanche», «Femina», «Bilan», Digital, Print et Visual Desk), indique mercredi un communiqué.
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