DE | FR

Les CFF sont prêts à renoncer au masque, voici où il restera obligatoire

En avril, l'obligation de porter un masque imposée par la Confédération tombera. Les passagers peuvent donc à nouveau utiliser les transports publics sans masque. Mais dans de nombreux hôpitaux et cabinets médicaux, le port du masque est maintenu.
Diese Story ist auch auf Deutsch verfügbar. Zur Story
23.03.2022, 12:52
Bientôt de l'histoire ancienne: l'obligation du port du masque dans les transports publics..
Bientôt de l'histoire ancienne: l'obligation du port du masque dans les transports publics..image: keystone
Kari Kälin et Sabine Kuster / ch media

«Le port du masque est obligatoire. Veuillez couvrir correctement votre bouche et votre nez». A partir du 1ᵉʳ avril 2022, cette annonce ne retentira plus dans les wagons des CFF. Rien n'indique que le Conseil fédéral prolongera la situation particulière et donc l'obligation de porter un masque dans les transports publics.

Les différentes entreprises de transport seraient libres de maintenir de leur propre chef l'obligation du port du masque. Les CFF et CarPostal, qui donnent la cadence sur cette question, font toutefois signe que non. Les CFF ne prévoient pas non plus de compartiments avec masque, à l'instar des anciens compartiments fumeurs.

Le régime uniforme est tout à fait dans l'esprit de l'Union des transports publics. Le directeur Ueli Stückelberger s'oppose donc à une recommandation de porter un masque:

«Cela déconcerterait les clients et les clientes. D'un autre côté, je comprendrais aussi que la Confédération prolonge encore un peu l'obligation de porter un masque dans les TP, compte tenu du nombre élevé de cas.»

Un nombre élevé de cas qui inquiète les experts

Concernant les cas Covid, mardi, la Confédération a annoncé près de 24 000 nouvelles infections en un jour. Ce nombre reste élevé et le nombre d'infections non déclarées l'est encore plus. Durant la conférence de presse, Tanja Stadler, présidente du groupe d'experts sur le Covid de la Confédération (Task force), n'était pas la seule à estimer que, d'un point de vue épidémiologique, le maintien de l'obligation du port du masque s'imposait. Patrick Mathys, de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), a souligné: «Il n'est interdit à personne de porter un masque». Personnellement, il continue à le faire volontairement lorsqu'il fait ses courses.

En février encore, le vice-président de la Task force, Urs Karrer, avait plaidé sans équivoque, dans une interview accordée à CH Media, pour que l'on attende que le nombre de cas passe sous la barre des 1000 avant de lever l'obligation du port du masque:

«Nous nous trouverons alors dans un contexte où chacun pourra se protéger individuellement et de façon raisonnable»
Urs Karrer, du groupe d'experts Covid

Dans ce contexte, qui maintiendra le masque?

La situation est différente dans les établissements de santé. Certains hôpitaux n'ont pas encore tranché. Ils doivent, en effet, encore décider si les visiteurs et le personnel devront porter un masque à partir d'avril 2022.

Dans le canton de Lucerne et à l'hôpital cantonal de Baden, la décision sera prise dans les prochains jours. A l'hôpital universitaire de Zurich, on attend la recommandation de Swissnoso, le centre de prévention des infections des hôpitaux suisses. Celui-ci a fait savoir qu'il recommanderait probablement de conserver les masques.

L'hôpital universitaire de Bâle est du même avis: «Compte tenu de la dynamique actuelle et des absences de personnel, il est peu probable que nous puissions assouplir l'obligation de porter un masque pour les employés et les visiteurs». L'hôpital cantonal de Saint-Gall écrit lui aussi:

«Il semble peu probable qu'il y ait une levée de l'obligation du port du masque au 1er avril»

De même, l'obligation de porter un masque ne sera pas assouplie à l'hôpital de l'île de Berne «jusqu'à ce que le nombre de cas soit clairement inférieur» et dans les hôpitaux du canton de Soleure. Le port du masque est également maintenu dans de nombreux cabinets médicaux. C'est du moins ce que recommande l'Association suisse des médecins de famille et de l'enfance (MFE) par égard pour les patientes et les patients en danger.

Du côté de la Fédération des médecins suisses (FMH), on déclare également:

«En raison du nombre actuellement très élevé de cas de contagion, la FMH recommandera très probablement de prolonger le port du masque dans les cabinets médicaux jusqu'à fin avril.»

Ceci non seulement en raison du risque de contagion, mais aussi pour éviter des absences fréquentes de personnel dans les cabinets médicaux.

Adapté de l'allemand pas jah

Copin comme cochon: les deux ans du confinement

Tous les articles sur la levée des mesures Covid en Suisse

Tout connaître des règles Covid du Conseil fédéral en 9 points

Link zum Artikel

Sommes-nous prêts à vivre sans Covid dès jeudi? «Non, je ne pense pas»

Link zum Artikel

Pannes, manifs, 2G+, retour en 6 dates sur le certif Covid

Link zum Artikel

On a décodé le discours du Conseil fédéral: 6 questions à un expert

Link zum Artikel

Calmez-vous, ce 16 février n'a rien d'un jour historique

Link zum Artikel

Les meilleurs mèmes sur la levée des restrictions Covid

Link zum Artikel
Montrer tous les articles
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
Pourquoi le vote sur les F-35 pourrait aussi «réjouir» Viola Amherd
Cet été, l'initiative populaire contre l'achat de l'avion de combat F-35 devrait être définitivement déposée. Une votation pourra donc être possible avant l'expiration de l'offre de contrat.

Le Conseil fédéral ne veut pas attendre. La semaine dernière, il a décidé de signer les contrats d'acquisition de l'avion de combat F-35 avec le gouvernement américain «au plus tard pour le 31 mars 2023, c'est-à-dire pendant la période de validité des offres». Et ce, malgré la récolte de signatures en cours pour l'initiative populaire «Contre le F-35» du Groupe pour une Suisse sans armée (GSsA), du Parti socialiste (PS) et des Verts.

L’article