DE | FR

Les Suisses, blasés des plans climats?

Non seulement les Helvètes seraient moyennement convaincus par les mesures climatiques prises par leur commune, mais ils y sont parfois carrément opposés. En particulier quand on touche à leur place de parc.
14.10.2021, 08:2114.10.2021, 17:05

Les plans climats ne suscitent pas un enthousiasme débordant dans le coeur des Suisses, ni de leurs leaders d'opinions. Et c'est un sondage mené cet été auprès de 1280 personnes et de 300 personnalités publiques (politiciens, chefs d'entreprises, personnalités de l'économie et de la culture ou encore scientifiques) qui le prouve. Il a été publié jeudi dans Le Temps.

Protéger le climat ok, mais pas que

La population et les leaders d'opinions s'accordent sur le fait que le respect de l'environnement doit être la principale priorité des villes. C'est un bon début. L'accès au logement facilité est leur seconde priorité (pragmatiques, les Suisses).

Ils divergent en revanche sur les éléments suivants. La population veut:

  • Plus de fluidité dans les déplacements.
  • Plus de sécurité.

Tandis que les leaders mentionnent:

  • Plus de transports doux.
  • Plus de lieux de partage.

Des objectifs nobles mais irréalisables

C'est surtout vis-à-vis des plans climat établis par plusieurs villes du pays que les Suisses et les leaders d'opinions font l'unanimité: Ils se montrent passablement sceptiques.

Les buts des plans climats sont jugés sincères, mais irréalisables par 45% de la population et 30% des leaders, selon l'étude. Au contraire, un tiers de tous les sondés considère qu'il s'agit d'opérations électoralistes et peu réalistes.

Le point sensible... le parking

Les sondés ont également été interrogés sur des mesures liées à la mobilité. Il y en a deux qui recueillent des opinions favorables:

  1. La piétonnisation des centres-villes: 73% des sondés y sont favorables.
  2. Les systèmes d'auto-partage: Ils convainquent pour leur part 75% des leaders et 65% de la population.

On observe en revanche une grosse divergence de point en ce qui concerne les parkings. Alors que les leaders ne sont que moyennement opposés à la diminution du nombre de places de stationnement (52%), la population y est fermement opposée (72%).

Même clivage concernant l'augmentation des taxes de parking: Les leaders s'y opposent à 48%, alors que la population est contre à 71%.

Dans une moindre mesure, des divergences apparaissent aussi sur ces mesures, même si les deux groupes les rejettent:

  • La généralisation des zones 30 km/h (56% rejetée par la population, 49% des leaders d'opinion)
  • Les péages urbains (58%, 49%)
  • L'interdiction des voitures à essence ou diesel d'ici 2030 (60%, 53%).

Si la gratuité des transports publics convainc la population (75%), elle séduit nettement moins les leaders (42%).

Un fossé qui risque encore de se creuser

Quant au fameux fossé ville-campagne, fréquemment évoqué ces dernières années par les partis politiques, 49% des leaders et 44% de la population estiment qu'il va se creuser à l'avenir concernant les mesures à prendre pour préserver le climat.

L'étude Sophia a été menée sur internet du 11 au 24 août 2021, auprès de 542 Romands, 526 Alémaniques et 212 Tessinois représentatifs de la population âgée de 18 ans et plus. (ats/mbr)

Un petit creux ce matin? Voici des burgers un peu immondes qui donnent faim quand même...

1 / 10
Des burgers crados qui donnent faim quand même
Share on FacebookShare on TwitterShare via WhatsApp

Vous pensez que les Vaudois conduisent mal ? On vous laisse juger ce mec

Et si vous êtes un fou du volant, ces articles pourraient vous intéresser!

Le prix du carburant en Suisse s'envole et ce n'est pas fini

Link zum Artikel

A quoi ça ressemblerait si on agissait dans la vie comme en voiture?

présenté parMarkenlogo
Link zum Artikel

Il ne faudra pas (trop) compter sur Nez Rouge pendant les fêtes

Link zum Artikel

«Un jour, il sera absolument interdit aux êtres humains de conduire»

Link zum Artikel

En ville, les voitures pollueraient autant à 30 km/h qu’à 130

Link zum Artikel
Montrer tous les articles

En matière de cybersécurité, la Suisse fait pire que le Kazakhstan

Le Suisse n'occupe que la 42e place du classement mondial sur la sécurité informatique. Depuis 2019, le nombre de piratages a doublé.

Ces derniers temps, le nombre de cyberattaques a explosé en Suisse. Entre autres, les villes vaudoises de Rolle et Montreux ont été touchées, mais aussi Pro Velo et le théâtre de Winterthur.

Selon Niclaus Mayencourt, fondateur et responsable de Dreamlab Technologies, le nombre de failles de sécurité graves en Suisse a doublé depuis 2019. C'est ce qu'il déclare dans une interview accordée aux journaux du groupe Tamedia.

Il y a deux ans, Dreamlab a recensé 42 000 cyberattaques. Pour l'année en …

Lire l’article
Link zum Artikel