ciel clair-3°
DE | FR
Suisse
Conseil fédéral

Voici pourquoi la Suisse a eu deux présidents

Guy Parmelin (à gauche) était président de la Suisse jusqu'au 31 décembre. Ignazio Cassis lui a succédé le 1er janvier, mais pas partout...
Guy Parmelin (à gauche) était président de la Suisse jusqu'au 31 décembre. Ignazio Cassis lui a succédé le 1er janvier, mais pas partout... image: Keystone et Shutterstock

La Suisse a un président (et pas deux) et c'est grâce à watson

Ce lundi matin, pour le troisième jour consécutif, la Suisse s'est réveillée avec deux présidents: le Vaudois Guy Parmelin et le Tessinois Ignazio Cassis.
03.01.2022, 17:3503.01.2022, 17:51
Suivez-moi

Depuis samedi la Confédération avait deux présidents. En tout cas sur Twitter et Facebook. Pourtant, la passation de pouvoir avait eu lieu dans les règles de l'art: Guy Parmelin avait laissé le poste à Ignazio Cassis, le tout ayant été très officiellement communiqué. Malgré les remerciements mutuels et les encouragements pour la nouvelle année diffusés sur les réseaux sociaux, Guy Parmelin apparaissait toujours comme président de la Confédération ce lundi matin.

Contacté, le service de communication du Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche a expliqué les raisons de ce problème:

«C'est un oubli, mais c'est maintenant corrigé»
Erik Reumann, porte-parole

Donc c'est un peu grâce à watson que tout est revenu à la normale en Suisse. Blague à part, comment expliquer que l'on se soit trouvé dans cette situation? Le Département nous explique que l'essentiel, sur le site de l'Administration, avait été mis à jour. «L'équipe de la présidence sort d'une année assez intense», seulement deux personnes sont en charge de superviser les publications sur les réseaux sociaux et le site du département de Guy Parmelin.

Cela signifie-t-il qu'il n'y a aucune feuille de route entourant la communication du Conseil fédéral? Pas tout à fait. Ce dernier a publié, en juin dernier, la stratégie poursuivie par les sept sages sur les réseaux sociaux. Elle consiste en trois axes:

  1. Les médias sociaux doivent permettre aux parties de la population qu’il est difficile d’atteindre par d’autres canaux de s’informer de décisions, d’affaires et d’activités importantes, au moyen d’une présentation objective, qui s’inscrit dans le mandat d’information de l’administration.
  2. Le Conseil fédéral et les départements doivent pouvoir exploiter le potentiel de l’audiovisuel pour présenter leurs dossiers, lesquels sont souvent perçus comme complexes.
  3. Le Conseil fédéral en tant que collège renforcera sa présence dans les médias sociaux pour communiquer sur ses dossiers-clefs, en Suisse et à l’étranger.

Pour l'heure, chaque département s'organise donc en interne et gère sa communication. A noter, mais on s'en doutait un peu, que ce ne sont pas les conseillers fédéraux eux-mêmes qui rédigent et publient leurs diverses communications sur Twitter et Facebook, mais leur équipe. Mais tous sans exception valident les publications faites en leur nom, précise le porte-parole Erik Reumann. Tout est bien qui finit bien.

En 10 ans au Conseil fédéral, Berset n'a pas changé de coupe

1 / 13
En 10 ans au Conseil fédéral, Berset n'a pas changé de coupe
source: keystone / jean-christophe bott
partager sur Facebookpartager sur Twitterpartager par WhatsApp
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
Les Suisses sont les plus friands de cette pratique coquine
Le voyeurisme a longtemps eu mauvaise réputation. Mais aujourd'hui, de plus en plus de femmes et d'hommes découvrent le plaisir d'observer les autres de manière consensuelle.

Regarder les autres être intimes les uns avec les autres est très stimulant – et excitant – pour beaucoup. Certains trouvent esthétique et jouissif de pouvoir consensuellement regarder d'autres femmes et hommes exercer leurs désirs. C'est le résultat d'un récent sondage réalisé par le portail de rencontres «JoyClub» auprès de 2 617 membres.

L’article