Suisse
Conseil national

Violences conjugales: la parlementaire Maya Bally raconte son expérience

Une conseillère nationale a été victime de violences conjugales

Nationalratskandidatin Maya Bally (AG) spricht waehrend einer Medienkonferenz der Mitte zu den Parlamentswahlen 2023, am Dienstag, 22. August, 2023 in Bern. (KEYSTONE/Peter Klaunzer)
La conseillère nationale argovienne Maya Bally a indiqué avoir été victime de violences conjugales lorsqu'elle était plus jeune.Image: KEYSTONE
La conseillère nationale Maya Bally (Centre/AG) a indiqué dans un interview à la SonntagsZeitung qu'elle avait été victime de violences conjugales quand elle était plus jeune.
05.07.2026, 08:0905.07.2026, 08:09

Maya Bally, conseillère nationale argovienne du Centre, a évoqué son expérience personnelle de la violence conjugale dans une interview publiée dimanche dans la SonntagsZeitung. A l'âge de 20 ans, son petit ami de l'époque l'avait frappée, a confié la femme désormais âgée de 65 ans.

«Il m'a giflée si fort que mon tympan a éclaté»

A l'époque elle avait justifié l'acte: «Ce genre de choses peut arriver», s'était-elle convaincue. Elle s’était également reproché ce qui s’était passé:

«Ça vous affecte quand on aime quelqu’un qui, un jour, vous déclare son amour et, le lendemain, vous frappe»

Aussi du chantage émotionnel

Elle a longtemps considéré son compagnon de l’époque comme une victime de son enfance difficile et non comme un agresseur. Elle explique:

«Mon ex-compagnon était un vendeur incroyablement doué, capable de mettre tout le monde de son côté et apprécié de tous»

Elle a fini par emménager avec cet homme. «Il s’y est pris très habilement, car il m’a raconté qu’il avait perdu son appartement et qu’il ne savait tout simplement pas où aller». Avec le recul, cela s’est avéré être un mensonge. Il était lourdement endetté et trompait Maya Bally.

Lors d’une autre dispute, son ex l’avait frappée si violemment qu’elle était tombée dans la baignoire. Elle avait raconté à son entourage qu’elle avait trébuché sur le chat. Personne ne l’avait cru cette histoire. Elle reconnait:

«Mais que pouvaient faire ma famille et mes amis, puisque je m’obstinais à raconter ce conte de fées?»

«Briser le tabou»

Aujourd’hui, Maya Bally a surmonté les traumatismes de l’époque. La centriste justifie sa décision de s’exprimer publiquement par l’importance du sujet. Elle souhaite donner du courage aux victimes et à leur entourage:

«Nous devons tous ouvrir les yeux et briser le tabou»

Sous la coupole, la conseillère nationale milite en faveur de mesures comme la création d’une infraction pénale spécifique contre le harcèlement obsessionnel. Au-delà des clivages politiques, il existe «un consensus sur la nécessité de lois plus strictes pour mieux lutter contre la violence domestique», déclare-t-elle. (btr/ats)

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