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Malgré le Covid, les assureurs n'ont pas pioché dans leurs réserves

Représentant des assureurs, Pius Zängerle estime que la pandémie n'a pas eu d'impact massif sur la facture de la santé en Suisse.
07.05.2021, 11:5807.05.2021, 14:48

Qui dit Covid, dit hospitalisations, médicaments, etc. et donc, hausse probable des coûts de la santé. Hé bien non. Dans un entretien à plusieurs médias romands, Pius Zängerle, directeur de Curafutura, estime que les coûts des prestations sont restés au même niveau qu'en 2019 pour 2020. Curafutuquoi? Il s'agit de l'une des faîtières, soit un regroupement de société d'assureurs.

Le spécialiste revient dans «La Liberté» sur un cas qui avait fait couler beaucoup d'encre, le signal d'alarme tiré par les hôpitaux sur leurs rentrées fiancières:

«Certains ont fait des bénéfices, d’autres des pertes. Une chose est sûre: l’effondrement redouté par H+, la faîtière des hôpitaux, ne s’est pas produit. C’était beaucoup de bruit pour rien.»

Pour faire de la place aux malades du Covid, les hôpitaux ont diminué les interventions dites non-urgentes. Ces dernières, d'ordinaire, rapportent de l'argent aux hôpitaux. Si leur absence n'a pas trop impacté les finances hospitalières, la question qui se pose est donc: ces opérations étaient-elles superflues les autres années également? Difficile à dire, mais Pius Zängerle assure au «Nouvelliste» :

«Qu’il y ait des traitements superflus est certain, les médecins le confirment.»

L'expert explique qu'une partie des patients a peut-être également reporté son hospitalisation à l'an prochain. «Il faudra attendre les années à venir pour tirer les enseignements complets».

Dès lors, le problème qui se pose est le suivant: si même une pandémie ne pèse pas sur les coûts, alors les réserves dans l’assurance-maladie sont quasi inutiles… s'est demandé le journaliste dans Arcinfo. Un sujet qui fait systématiquement débat. La réponse:

«Non. La prochaine pandémie nécessitera peut-être des médicaments et des technologies spécifiques et onéreux. Le Covid ne se soigne pas avec des médicaments, et seule une partie des cas vont aux soins intensifs.»

Pius Zängerle rappelle, par ailleurs, que les réserves des assureurs couvrent trois mois et demi, pour celle de l'Assurance vieillesse et invalidité (nos retraites) c'est 12 mois, et la Suva (l'assurance accidents) en a pour dix ans. (jah)

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source: sda / idrees mohammed
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