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Les jeunes craignent d'être les laissés pour compte de la vaccination

En plus de souffrir particulièrement des restrictions liées à la pandémie, les jeunes s'inquiètent d'être les derniers à être vaccinés et donc les derniers à profiter des assouplissements des mesures.
28.02.2021, 17:50

«Il n’est pas normal que les jeunes soient les derniers à être autorisés à assister aux festivals ou à partir en vacances», déplore Sarah Bünter, présidente des jeunes du Centre suisse dans la NZZ am Sonntag aujourd'hui. A ses yeux, un test Covid négatif devrait donner droit aux mêmes avantages que la vaccination.

En effet, depuis plusieurs jours déjà le Conseil fédéral, notamment par la bouche de Guy Parmelin, laisse entendre que la vaccination pourrait permettre de bénéficier d'un certains nombre d'avantages comme l'accès aux restaurants, aux discothèques et aux grands événements. Problème: les doses disponibles sont actuellement réservées aux plus de 75 ans et aux personnes à risque. Les suivantes seront, elles, destinées aux plus de 65 ans.

Serait-il normal que les jeunes soient les derniers à bénéficier des assouplissements?

Cette attribution des vaccins en fonction de l'âge pourrait continuer de manière décroissante à en croire plusieurs documents cités par la NZZ am Sonntag (en allemand). Par exemple à Zurich, le service de santé écrit: «Une gradation en fonction de l'âge est prévue.»

Les jeunes, des citoyens de seconde zone?

Un coup dur pour une génération souffrant déjà particulièrement des mesures sanitaires, freinée tant dans sa formation que dans ses contacts sociaux et affectée dans son mental.

De quoi faire bondir les jeunes UDC qui refusent que les membres de leur génération soient traités comme des «citoyens de seconde zone». Matthias Müller, président des jeunes PLR, va dans le même sens: «Nous, les jeunes, devons déjà nous passer de tellement de choses.» Le politicien pointe aussi la nécessité de rester cohérents. «Si les jeunes ne comprennent pas les règles, ils s'en fichent»

Du côté des autorités, Andrea Büchler, présidente de la commission nationale d'éthique se veut rassurante: «Lorsque nous parlons d'une possible inégalité de traitement entre les personnes vaccinées et non vaccinées, il ne s'agirait que d'une courte période». (FF)

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La diplomatie suisse prépare un coup d'éclat en Russie pour l'Ukraine
Les discussions entre le président suisse Ignazio Cassis et le ministre ukrainien des Affaires étrangères Dmytro Kuleba sont sur le point d'aboutir: la Suisse devrait, à l'avenir, représenter l'Ukraine en Russie en tant que puissance protectrice. Mais Moscou doit encore donner son accord.

Le 30 avril, le président ukrainien Volodymyr Zelensky et le président de la Confédération Ignazio Cassis ont eu une conversation téléphonique. Ils ont ensuite uniquement évoqué la question à travers des tweets rédigés en anglais, chacun de leur côté: Zelensky a notamment écrit qu'ils avaient discuté de la possibilité pour la Suisse de fournir des services consulaires aux Ukrainiens en Russie. Cassis a noté que la Suisse pourrait contribuer au retour de la paix grâce à ses bons offices.

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