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Les cantons veulent accélérer l'assouplissement des mesures Covid

Ce mercredi, le gouvernement suisse évoquera de nouveaux allégements sur les mesures Covid. De nombreuses organisations ainsi que les cantons veulent aller plus vite.



Le Conseil fédéral se prononce mercredi sur de nouveaux allégements des mesures de lutte contre le coronavirus à partir de la fin juin. Le certificat Covid devrait jouer un rôle central. Les cantons saluent ce pas – non sans quelques critiques. Ils exigent aussi des règles plus simples pour les manifestations.

La plupart des cantons sont contents du certificat

A partir du 1er juillet, les grands événements devraient être réservés aux détenteurs d'un certificat Covid, c'est-à-dire aux personnes vaccinées, guéries ou testées négatives, et aux moins de 16 ans. Elles devraient pouvoir accueillir:

Plusieurs cantons saluent le rôle central accordé au certificat. Bâle-Campagne souligne, toutefois, que cela occasionnera une charge administrative supplémentaire pour les entreprises et organisations concernées. Aucune autre tâche ne devrait être transférée vers ces entreprises.

Certains cantons souhaitent, en revanche, étendre l'obligation du certificat Covid – comme l'Argovie pour les piscines intérieures et les parcs aquatiques. Car le respect des règles de distanciation et de la superficie par personne y est «plutôt théorique». Avec l'humidité et les éclaboussures, des aérosols se créent rapidement.

Les bars et clubs sont contre le certificat obligatoire

Le Conseil fédéral prévoit aussi que les discothèques et les clubs soient autorisés à rouvrir depuis la fin juin, mais que le certificat soit obligatoire pour aller danser. La commission suisse des bars et des clubs (CSBC) s'y oppose. Pour elle, il doit être possible:

Si le gouvernement devait tenir à l'exigence du certificat obligatoire, il devrait renoncer à toutes les autres conditions, notamment la limitation de la capacité.

Appel à simplifier les règles

Plusieurs cantons demandent, par ailleurs, au Conseil fédéral de définir des règles plus simples et de renoncer aux nombreuses prescriptions relatives:

Cette confusion comporte un risque que la population ne puisse plus respecter ces règles, redoutent ainsi les cantons de Suisse orientale (SG, AI, AR, TG).

La limitation dans les bistrots fait grincer des dents

La limitation du nombre de convives dans les espaces intérieurs des restaurants est également critiquée, même si elle devrait passer de quatre à six personnes par table. Gastrosuisse la juge trop timorée. La faîtière est soutenue notamment par le gouvernement schwytzois, qui appelle à renoncer à toute limite à l'intérieur, comme le Conseil fédéral le prévoit sur les terrasses.

Le gouvernement vaudois préconise d'autoriser huit personnes en intérieur et de supprimer toute limitation lorsque toutes les personnes d'un groupe sont en possession d’un certificat Covid.

Mettre fin au télétravail

En outre, plusieurs cantons exigent la levée sans conditions de l'obligation du télétravail. Les employeurs sont en mesure de définir avec les employés les mesures nécessaires dans ce domaine, estime le canton de Saint-Gall.

Le Conseil fédéral avait estimé le 11 juin qu'il était encore trop tôt pour abolir cette obligation. Un allégement de celle-ci ne devrait être possible qu'à partir du moment où toutes les personnes souhaitant être vaccinées ont reçu leurs deux doses.

Certains demandent la fin de toutes les mesures

D'aucuns vont plus loin et exigent la levée prochaine de toutes les mesures. Le canton de Berne estime ainsi que toutes les mesures de lutte contre le coronavirus devraient être annulées d'ici la fin septembre.

Et pourquoi? Il justifie sa position par les résultats de la votation sur la loi Covid-19 dimanche dernier. La proportion «étonnamment élevée» de non (près de 40%) montre que la population est «assez critique» face aux mesures prises par la Confédération, estime le Conseil-exécutif.

Côté économique, l'Union suisse des arts et métiers (Usam) demande la levée au 1er juillet de la «situation particulière».

Le comité directeur de la Conférence des directeurs cantonaux de la santé (CDS) entend, lui, examiner avec le gouvernement comment un retour à la normalité peut s'intégrer dans le modèle des trois phases.

Pour le port du masque à l'intérieur

La levée de l'obligation de porter un masque dans les espaces extérieurs des installations accessibles au public, tels que les quais de gare ou les arrêts de bus, est bien accueillie. Mais certains cantons veulent aller plus vite, sans attendre la fin juin.

Le comité directeur de la CDS salue par ailleurs le maintien du port du masque à l'intérieur si la distanciation ne peut pas être respectée. A la fin juin, les personnes souhaitant se faire vacciner n'auront pas toutes pu le faire, souligne-t-il. (jah/ats)

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