Suisse
Covid-19

Depuis la crise, le Conseil fédéral nous parle différemment

Depuis la crise, le Conseil fédéral nous parle différemment

Bundesrat Alain Berset, rechts, diskutiert mit Bundespraesident Guy Parmelin, waehrend einer Medienkonferenz des Bundesrates zur aktuellen Lage im Zusammenhang mit dem Coronavirus, am Mittwoch, 13. Ja ...
Image: KEYSTONE
Si l'on ne peut plus voir le mot coronavirus en peinture, il aura eu le mérite d'avoir changé (un peu) la manière du gouvernement de communiquer avec nous.
16.03.2021, 14:2716.03.2021, 17:11

Lorsqu'il a placé le pays en «situation extraordinaire» il y a tout juste une année, le Conseil fédéral n'a pas seulement modifié notre manière de vivre. Il a aussi modifié sa manière d'interagir avec nous. Voici comment.

Appel aux experts

La situation extraordinaire décrétée le 16 mars 2020 a généré énormément de peur et d'incompréhension de la part de la population.

Pour cette raison, le Conseil fédéral a décidé de s'appuyer davantage sur l'avis des experts. L'objectif: rendre accessible à tous les données techniques.

Implication de la population

Il a aussi dû tenir compte du fait qu'il s'adressait directement à la population. Et non à des journalistes qui «traduisaient» les paroles des conseillers fédéraux ou à des scientifiques aguéris.

Plus de justifications

Par ailleurs, du fait de l'instabilité provoquée par la crise, la Confédération a mis sur pied des conférences de presse plus techniques pour expliquer sur quelle base elle prenait ses décisions.

Communication contradictoire? «Du tout»
La communication du gouvernement a souvent été jugée contradictoire par la population. En effet, en mars 2020, au plus fort de la pandémie, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) affirmait que les masques de protection étaient très peu efficaces. Selon le porte-parole du gouvernement, André Simonazzi, le message n'était pas paradoxal. «Je crois qu'il y a eu des décisions qui ont posé des questions. Et l'état des connaissances n'a cessé de changer. Les scientifiques nous disaient au début de la pandémie que le port du masque n'était probablement pas un moyen utile pour se protéger». (hkr/ats)
Il fait parler les bancomats suisses et attire les soupçons de la police
Arrivé d'Iran en 1981, Alireza Darvishy a surmonté bien des obstacles pour devenir un pionnier de l'accessibilité numérique en Suisse.
Un jour, Alireza Darvishy se trouve en plein centre de Zurich. Il veut retirer de l'argent dans une agence UBS toute proche. Pour la plupart des gens, c'est une opération banale: on insère sa carte, on choisit un montant et le tour est joué. Mais pour Darvishy, c'est un peu plus compliqué. Malvoyant, il ne distingue que les formes, les couleurs et les mouvements, car son champ de vision est réduit. Il cherche donc la prise casque du bancomat. Grâce à elle, la machine peut lui parler.
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