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Neuchâtel, nouvelle mine d'or pour les hackers

Les victimes des cyberattaques se multiplient dans le canton de Neuchâtel. Après l'Université et des cabinets médicaux, c'est le réseau pédagogique neuchâtelois (RPN) qui a été touché.
01.04.2022, 14:1401.04.2022, 17:42

Neuchâtel semble être la nouvelle cible de prédilection des hackers. Mercredi, le réseau pédagogique neuchâtelois (RPN) a connu une alerte de sécurité critique. Jérome Amez-Droz, secrétaire général du Département de la formation, de la digitalisation et des sports (DFDS), a déclaré vendredi que l'accès à distance au RPN a été coupé pour une durée d'une semaine au moins.

Sécurité renforcée

Renforcer la sécurité informatique des entreprises du canton est devenu une priorité. Dans ce but, une nouvelle mesure sera apportée au système RPN.

«Dès que possible, l’accès à distance sera réactivé. Toutefois, une modification importante sera introduite durablement, avec une authentification par double facteur»
Jérome Amez-Droz

Les utilisateurs introduiront premièrement leur login puis confirmeront leur accès sur leur smartphone, un principe similaire à ce qui se fait dans le domaine bancaire. «La sécurité sera ainsi encore renforcée», a ajouté le secrétaire général du DFDS. Des dires confirmés par la cheffe du DFDS, Crystel Graf, qui a déclaré mercredi que Neuchâtel a prévu d'introduire de nouvelles mesures de sécurité.

Trois cabinets médicaux touchés

Outre le piratage à l'Université de Neuchâtel le 18 février, trois cabinets médicaux neuchâtelois ont été visés par une cyberattaque. Des données délicates, comme les examens médicaux effectués, les pathologies et les traitements, auraient été publiées sur le darknet puis à nouveau retirées, avec une menace de les publier à nouveau. Le même logiciel de dossier médical informatisé serait utilisé par les cabinets.

«Il s'agit là d'une nouvelle alerte qui montre que les données médicales sensibles ne font souvent pas l'objet d'une protection suffisante en Suisse», écrit le préposé fédéral à la protection des données et à la transparence (PFPDT).

Un médecin victime de piratage et contacté anonymement par Arcinfo, se dit «choqué». «Nous avons pris beaucoup de mesures (...) et suivi les recommandations et ça nous tombe dessus», a-t-il ajouté. Les patients sont informés au fur et à mesure du problème et une lettre a été affichée dans la salle d'attente, conformément à la demande du PFPDT.

Selon la Radio télévision suisse (RTS), au moins quatre autres cabinets médicaux, dans les cantons de Vaud et de Fribourg, seraient également concernés par le piratage. Mais pour l'heure, «aucun cabinet médical du canton de Fribourg ne nous a annoncé avoir été victime d’une cyberattaque», indique la police cantonale fribourgeoise. (ats/sia)

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