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Quand l'agenda scolaire est accusé de militantisme

Image: Shutterstock
Une polémique liée au nouvel agenda scolaire vaudois rappelle un épisode similaire survenu au Tessin l'année passée: dans les deux cas, on reproche au carnet de notes de véhiculer un message militant.
01.09.2021, 20:0802.09.2021, 13:31

Plusieurs symboles figurent sur la couverture du nouvel agenda scolaire vaudois des élèves de 9, 10 et 11ème. On y voit par exemple des pictogrammes faisant référence à la nature, la justice ou l'égalité hommes/femmes.

C'est pourtant un autre symbole qui fait réagir depuis la rentrée, rapporte la RTS: un carré aux couleurs de l'arc-en-ciel. Certains élèves interrogés par le média de service public estiment que ce symbole, associé au mouvement LGBT, «n'a rien à faire sur un agenda scolaire». Sa nature «militante» serait notamment critiquée.

Les autorités vaudoises affirment pourtant qu'il n'y a aucun militantisme pour la cause LGBT: «ce pictogramme véhicule les valeurs de respect de la diversité et de l'orientation sexuelle et affective», explique à la RTS Caroline Dayer, déléguée départementale aux questions d'homophobie et de transphobie.

«Endoctrinement de gauche»

Cette polémique en rappelle une autre, éclatée au Tessin il y a tout juste un an. Mais cette fois-là, les critiques ne provenaient pas des élèves, mais du monde politique.

Imprimé sur du papier recyclé et avec des encres fabriquées à partir de matières premières renouvelables, l'agenda tessinois pour la rentrée 2020 présentait des portraits de personnes liées à la lutte en faveur du climat, dont Greta Thunberg.

C'était trop pour la section cantonale de l'UDC, pour laquelle le nouvel agenda ne constituait rien de moins qu'un acte «d'endoctrinement de gauche et d'incitation au non-respect des institutions». Certains députés de l'UDC, du Centre et de la Ligue avaient notamment déposé une interpellation à l’adresse du Conseil d’Etat, écrivait le Corriere del Ticino.

Emanuele Bertoli, directeur du département de l'éducation, avait répondu aux critiques en rappelant que parmi les jeunes militants représentés il y avait deux lauréats du prix Nobel. On attend avec impatience la rentrée 2022 pour une nouvelle polémique. (asi)

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