L'avenir de la Migros pourrait se jouer à Genève
Un vote délicat attend Migros à l’été 2027: ses 2,3 millions de membres devront valider le regroupement des dix coopératives régionales.
Pour les convaincre, le groupe réfléchit à leur reverser une partie de ses bénéfices, comme le révèle la NZZ am Sonntag.
Une seule région peut tout bloquer
Chaque région devra réunir au moins 25% de participation et une majorité des deux tiers pour que la mesure passe. Le refus d’une seule coopérative suffirait à faire échouer le projet.
La direction redoute surtout la Suisse romande et le Tessin, où la perspective de voir davantage de décisions prises à Zurich pourrait être mal accueillie.
Genève, l’atout romand
Dans ce contexte, Migros compte sur Sophie Dubuis, présidente de Migros Genève depuis 2024. Ancienne présidente de la fondation Genève Tourisme & Congrès, elle défend la fusion.
Selon des sources internes, elle devrait jouer un rôle clé auprès des coopérateurs romands.
Une récompense pour les sceptiques
Mais les arguments organisationnels pourraient ne pas suffire. Le programme envisagé irait donc plus loin: il récompenserait les clients des services du groupe (Migros Banque, Activ Fitness, Digitec, Denner, Medbase).
Selon l’exemple d’un cadre, 30% d’un bénéfice de 600 millions de francs, soit 180 millions, représenteraient environ 80 francs par coopérateur.
«Le principe est décidé, les modalités restent à définir», confirme Migros. Mario Irminger, patron du groupe qui quittera son poste l’été prochain, a déjà prévenu: «Nous n’avons pas de plan B.»
