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En difficulté financière, le château de Chillon rouvre

Le château de Chillon rouvre ébranlé par le siège du Covid

Le Chateau de Chillon devrait dans un premier temps surtout attirer des touristes helv
Image: sda
En 2018 et 2019, le monument médiéval a été visité par plus de 400 000 personnes. Fermé en raison du Covid, l'institution a souffert en perdant six collaborateurs.
01.04.2021, 17:0901.04.2021, 17:48

Le château de Chillon est ouvert depuis jeudi. Pour des raisons financières, le haut-lieu touristique des bords du Léman – 400 000 visiteurs en 2018 et en 2019 – n'avait pas rouvert ses portes le 1ᵉʳ mars, comme de nombreux musées.

«Nous sommes très excités et motivés à voir le château vivre avec le public»
Marta Sofia dos Santos, directrice de la Fondation Château de Chillon

Outre les visites, il propose aussi diverses activités durant les vacances de Pâques notamment. Pour l'heure uniquement pour les enfants, car les restrictions sanitaires ne le permettent pas pour les familles.

Grâce au début des vacances de Pâques dans plusieurs cantons, la directrice s'attend à revoir les visiteurs revenir en nombre, essentiellement des touristes suisses. Elle compte aussi beaucoup sur les visites scolaires qui vont reprendre après les vacances. Pour se donner envie:

Le Château de Chillon, en images

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Le Château de Chillon, en images
Une vue extérieure du Château de Chillon, lors de la réouverture au public, pendant la crise du Coronavirus.
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Licenciements en raison du Covid

L'institution a néanmoins souffert du Covid. Le château a dû licencier six collaborateurs (représentant environ cinq Equivalents temps plein ETP), qui travaillaient dans l'accueil, l'entretien et l'administration. Et huit contrats de durée déterminée n'ont pas été renouvelés. Début 2020, le site employait une soixantaine de personnes. Celles-ci ne sont plus qu'une quarantaine (entre 20 et 22 ETP).

«Nous avons eu une diminution de fréquentation de 69% en 2020, ce qui a fait baisser drastiquement notre chiffre d'affaires. Et tous nos événements privés ont dû être annulés, ce qui représente donc une baisse de 100%.»
Marta Sofia dos Santos, directrice de la Fondation Château de Chillon

Outre les mesures RHT, la Fondation Château de Chillon a touché une petite aide pour les événements annulés en 2020 et un prêt Covid, explique Marta Sofia dos Santos. Le château est par ailleurs éligible aux aides pour les cas de rigueur. La direction est en train de finaliser son dossier. (ats/jah)

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«Aujourd’hui, la Suisse est unie dans le cœur»: Parmelin prend la plume
Guy Parmelin s’exprime au nom du Conseil fédéral pour adresser ses condoléances aux proches des victimes de Crans-Montana. Il remercie les secouristes ainsi que les Etats venus en aide.
Permettez-moi, en cette période de profonde tristesse et de grande souffrance, de vous adresser, en toute humilité, quelques mots.

Au nom du Conseil fédéral, le gouvernement suisse, je tiens à exprimer mes plus sincères condoléances aux familles et aux proches des personnes décédées. A toutes celles et tous ceux qui ont eu la chance de survivre à la catastrophe, mais qui ne sont désormais qu’au début d’un long et difficile chemin de guérison, nous adressons notre profonde compassion.

Je souhaite m’adresser tout particulièrement aux jeunes. Beaucoup des victimes étaient elles-mêmes jeunes, pleines de projets, d’espoirs et de rêves. Leur vie ne doit pas être réduite à la catastrophe, ni aux circonstances dans lesquelles elle s’est achevée. Elle doit être honorée pour ce qu’elle a été: une promesse, une énergie, une part de notre avenir commun.

Nous devons aux personnes touchées, aux familles et aux proches le respect, la mémoire – et l’engagement de tout mettre en œuvre pour qu’une telle catastrophe ne se reproduise pas. La justice examine actuellement dans quelle mesure des prescriptions de sécurité ont été enfreintes et en tirera les conséquences. C’est ce que nous devons aux victimes et à leurs proches.

Je tiens également à rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui ont apporté leur aide, sous des formes diverses. A la police, aux nombreux services de secours et aux sapeurs-pompiers de milice qui ont risqué leur vie lors d’opérations de sauvetage dangereuses et éprouvantes. Et à l’ensemble du personnel médical, dans les hôpitaux en Suisse comme à l’étranger, qui s’occupe depuis des jours, sans relâche, des nombreux blessés graves.

Dans le grand malheur qui nous a frappés et qui — j’ose l’affirmer avec force — a fait de toute la Suisse une communauté unie dans le deuil, nous avons, pour un temps, la possibilité d’être ensemble afin de partager le poids de cette épreuve. Cette solidarité ne rendra pas la charge plus légère, mais si elle peut ne serait-ce qu’un peu contribuer à apaiser la douleur, alors elle trouve pleinement sa raison d’être.

Il est évident qu’aucun pays ne peut affronter seul de telles situations exceptionnelles. La Suisse a donc, conformément aux mécanismes internationaux prévus, sollicité un soutien, après que plusieurs Etats ont proposé leur aide. Des patientes et des patients souffrant de brûlures extrêmement graves ont ainsi pu être transférés des hôpitaux suisses vers des cliniques spécialisées dans le traitement des grands brûlés, dans différents pays européens. Ils y reçoivent les meilleurs soins possibles. Ces traitements dureront des mois, ce qui représente une charge supplémentaire pour les proches. Au nom de la Suisse, je remercie l’ensemble des pays concernés pour leur solidarité.

Aujourd’hui, la Suisse est triste. Mais aujourd’hui, la Suisse est aussi unie dans le cœur. Unie dans le deuil, unie dans le soutien, unie dans la détermination à comprendre et à protéger.

(Ce texte a été publié dans la Schweizer Illustrierte, puis partagé au groupe CH-Media. Il a été adapté de l'allemand par watson)
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