Suisse
Faits divers

Il a fait vivre un calvaire à un magistrat romand

Le Chateau de la Ville de Bulle photographie devant la montagne Le Moleson ce mercredi 16 juin 2021 a Bulle dans le canton de Fribourg. (KEYSTONE/Laurent Gillieron)
Le château de Bulle, siège de la préfecture de la Gruyère.Image: KEYSTONE

«Lui couper la langue»: il fait vivre un calvaire à un magistrat romand

Un Fribourgeois a harcelé pendant plusieurs années l'actuel préfet de la Gruyère, qu'il accuse d'être à l'origine de sa déchéance sociale et économique. Il vient d'être condamné à de la prison avec sursis.
26.02.2026, 14:5626.02.2026, 14:56

«Il mélange tout de manière incompréhensible», a regretté mercredi Vincent Bosson, préfet de la Gruyère, devant le Tribunal d'arrondissement de la Sarine. Comme le rapporte La Liberté, le magistrat venait y régler un long contentieux pour lequel il avait déposé deux plaintes pénales.

Selon le journal fribourgeois, l'homme de loi faisait depuis plusieurs années l'objet d'un harcèlement acharné de la part d'un ingénieur dont il s'était occupé des affaires immobilières alors qu'il travaillait en tant qu'avocat fiscaliste. Persuadé d'être victime d'une sombre machination organisée par le préfet, ce quadragénaire tient celui-ci pour responsable de ses propres déboires économiques et sociaux.

Un accident évité de justesse

La Liberté évoque notamment une longue période de harcèlement par messages où il injuriait Vincent Bosson et lui reprochait d'être la cause de ses maux. En 2024, l'ingénieur avait aussi débarqué au siège de la préfecture, à Bulle (FR), où il avait menacé de «couper la langue» et «péter la gueule» du magistrat. A un autre moment, il avait tenté de provoquer un accident et d'emboutir la voiture du préfet, qui l'avait évité de justesse.

Malgré plusieurs tentatives d'accalmie, dont une procédure de conciliation avec la police fribourgeoise, Vincent Bosson avait fini par porter plainte.

En situation financière précaire

Mercredi, le harceleur finalement a été condamné à 40 jours de prison avec un sursis de cinq ans, le tout assorti de 10 jours-amende fermes à 30 francs.

Il s'agit du minimum légal, relate La Liberté, au vu de la situation financière catastrophique du prévenu, aujourd'hui inscrit à l'aide sociale. (jzs)

Il fonce en voiture dans une concession automobile
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