DE | FR

Un an après, où en est le congé paternité en Suisse?

Image: Shutterstock
Des secteurs d'activité lésinent encore sur le congé paternité, estime Travail.Suisse. Aussi, les pères ne sont pas toujours informés sur leurs droits. Tour d'horizon de l'état de la situation dans le pays.
30.09.2021, 17:4830.09.2021, 18:25

Un an après l'approbation du congé paternité, une majorité de salariés n'ont le droit qu'au minimum légal. Les besoins des jeunes familles sont trop peu pris en compte, en particulier dans l'artisanat, les administrations cantonales et la santé, estime Travail.Suisse.

«Nous appelons les employeurs à informer leurs employés de leur droit au congé paternité»
Adrian Wüthrich, président de la faîtière syndicale Travail.Suisse

«Nous appelons les employeurs à informer leurs employés de leur droit au congé paternité», déclare le président de la faîtière syndicale Travail.Suisse Adrian Wüthrich, cité dans un communiqué diffusé jeudi. «Les pères doivent mieux connaître la possibilité de bénéficier de dix jours de congé pour la naissance de leur enfant», estime-t-il.

Quelle est la situation en Suisse?

Selon les résultats de l'enquête «Baromètre Conditions de travail», menée par Travail.Suisse et la Haute école spécialisée bernoise auprès de 1413 personnes actives:

  • Une majorité de salariés (65%) ne bénéficient que du congé paternité minimal de deux semaines.
  • 19% peuvent prendre entre 11 et 19 jours.
  • 16% plus de 19 jours.

Les jeunes travailleurs en particulier ne sont pas satisfaits de sa durée.

Dans quel secteur ça coince?

Les différences sont parfois massives selon les branches, relève Travail.Suisse.

«L'artisanat et le secteur de la santé sont les plus avares, avec une moyenne de 10 à 11 jours. Les besoins des jeunes salariés ne sont pas pris assez en compte dans ces secteurs»
Thomas Bauer, responsable de la politique sociale à Travail.Suisse

Le syndicat s'étonne par ailleurs que les employés cantonaux ne reçoivent presque partout que le minimum légal, contrairement à ceux des municipalités, qui bénéficient pour la plupart d'un congé plus long.

Des prestations généreuses sont offertes notamment dans l'informatique et de la communication, ainsi que par l'industrie pharmaceutique. Dans ces branches, la moyenne est de 30 à 31 jours de congé.

Pour une accumulation avec les CCT

Travail.Suisse et ses fédérations rappellent par ailleurs avoir présenté en avril un avis de droit confirmant que le congé paternité doit, en règle générale, être ajouté aux dispositions des conventions collectives de travail (CCT).

«Malgré cet avis sans ambiguïté, les employeurs refusent généralement l'accumulation du congé paternité. En tant que syndicat, nous devrons ici maintenir la pression»
Marco Geu, secrétaire central de Syna.

La lutte doit également se poursuivre sur le plan politique. La conseillère nationale Greta Gysin (Verts/TI) a déposé deux motions au Parlement:

  • L'introduction d'une protection contre le licenciement des pères lors de la naissance d'un enfant.
  • L'application du congé paternité lors du décès de l'enfant.

Pour rappel, les Suisses ont accepté le 27 septembre 2020 l'introduction d'un congé paternité avec 60.3% de «oui». Depuis le début de l'année, les pères ont le droit de prendre deux semaines de congés dans les six mois qui suivent la naissance de leur enfant. (ats/hkr)

Cela pourrait aussi vous intéresser:

Bill Gates aurait quitté Microsoft à cause d'une liaison avec une employée

Link zum Artikel

5 haies d'honneur légendaires du sport

Link zum Artikel

19 animaux qui prouvent que l'Australie est un pays flippant

Link zum Artikel

L'Etat le plus vacciné du monde forcé à reconfiner suite à une flambée de cas

Link zum Artikel

Le ou la Covid: connaissez-vous ces autres mots qui changent de sexe?

Link zum Artikel

«Ton mariage, c'était sympa... mais sans plus»

Link zum Artikel
Montrer tous les articles

Voici comment les pubs influencent la santé des petits Suisses

Promotion Santé Valais a mené une étude sur 90 enfants, pour comprendre l'influence des publicités vidéos sur leur consommation d'aliments sucrés.

Selon l'organisme de promotion de la santé en Valais, les nouvelles stratégies publicitaires sur les réseaux sociaux incitent les enfants à manger des produits industriels sucrés. Selon l'étude, inédite en Suisse, ces habitudes affecteront aussi leur vie d'adulte.

L'enquête, menée sur 90 enfants, majoritairement valaisans et âgés de 4 à 13 ans, décèle deux méthodes principales de marketing auprès des enfants:

L'objectif pour l'université HEG Arc Neuchâtel, en charge de cette étude, est …

Lire l’article
Link zum Artikel