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Voici les informations qu'une gérance n'a pas le droit de vous demander

Voici les informations qu'une gérance n'a pas le droit de vous demander

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Le bailleur ne peut se renseigner auprès de l'employeur d'un potentiel locataire qu'avec le consentement de celui-ci.Image: KEYSTONE
Les bailleurs peuvent sélectionner leurs locataires, mais leurs demandes d'informations sont strictement encadrées.
16.09.2024, 21:0716.09.2024, 21:07

Si les bailleurs peuvent se procurer certaines informations afin de choisir des locataires qui leur conviennent, ils ne peuvent toutefois pas demander n'importe quelle information.

Si le bailleur peut poser des questions de base sur la situation financière, elles doivent toutefois respecter le principe de proportionnalité, a indiqué lundi le Conseil fédéral en réponse à des questions de la conseillère nationale Jessica Jaccoud (PS/VD).

Le bailleur ne peut se renseigner auprès de l'employeur d'un potentiel locataire qu'avec le consentement de celui-ci. Le bailleur ne peut notamment pas demander à l'employeur:

  • si la personne est encore en période d'essai,
  • si son contrat est de durée indéterminée ou si une procédure de licenciement est ouverte contre elle.

L'ordre de grandeur du revenu peut être demandé, mais pas le salaire brut mensuel.

De plus, les questions relatives à...

  • l'état civil,
  • à la nationalité,
  • au lieu d'origine
  • ou à la confession

...ne sont en principe pas autorisées pour la phase de recherche de locataire.

Une copie de la pièce d'identité ne peut en outre être exigée qu'une fois que le candidat a été définitivement choisi et que le contrat doit être établi, selon le préposé fédéral à la protection des données. (chl/ats)

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«Aujourd’hui, la Suisse est unie dans le cœur»: Parmelin prend la plume
Guy Parmelin s’exprime au nom du Conseil fédéral pour adresser ses condoléances aux proches des victimes de Crans-Montana. Il remercie les secouristes ainsi que les Etats venus en aide.
Permettez-moi, en cette période de profonde tristesse et de grande souffrance, de vous adresser, en toute humilité, quelques mots.

Au nom du Conseil fédéral, le gouvernement suisse, je tiens à exprimer mes plus sincères condoléances aux familles et aux proches des personnes décédées. A toutes celles et tous ceux qui ont eu la chance de survivre à la catastrophe, mais qui ne sont désormais qu’au début d’un long et difficile chemin de guérison, nous adressons notre profonde compassion.

Je souhaite m’adresser tout particulièrement aux jeunes. Beaucoup des victimes étaient elles-mêmes jeunes, pleines de projets, d’espoirs et de rêves. Leur vie ne doit pas être réduite à la catastrophe, ni aux circonstances dans lesquelles elle s’est achevée. Elle doit être honorée pour ce qu’elle a été: une promesse, une énergie, une part de notre avenir commun.

Nous devons aux personnes touchées, aux familles et aux proches le respect, la mémoire – et l’engagement de tout mettre en œuvre pour qu’une telle catastrophe ne se reproduise pas. La justice examine actuellement dans quelle mesure des prescriptions de sécurité ont été enfreintes et en tirera les conséquences. C’est ce que nous devons aux victimes et à leurs proches.

Je tiens également à rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui ont apporté leur aide, sous des formes diverses. A la police, aux nombreux services de secours et aux sapeurs-pompiers de milice qui ont risqué leur vie lors d’opérations de sauvetage dangereuses et éprouvantes. Et à l’ensemble du personnel médical, dans les hôpitaux en Suisse comme à l’étranger, qui s’occupe depuis des jours, sans relâche, des nombreux blessés graves.

Dans le grand malheur qui nous a frappés et qui — j’ose l’affirmer avec force — a fait de toute la Suisse une communauté unie dans le deuil, nous avons, pour un temps, la possibilité d’être ensemble afin de partager le poids de cette épreuve. Cette solidarité ne rendra pas la charge plus légère, mais si elle peut ne serait-ce qu’un peu contribuer à apaiser la douleur, alors elle trouve pleinement sa raison d’être.

Il est évident qu’aucun pays ne peut affronter seul de telles situations exceptionnelles. La Suisse a donc, conformément aux mécanismes internationaux prévus, sollicité un soutien, après que plusieurs Etats ont proposé leur aide. Des patientes et des patients souffrant de brûlures extrêmement graves ont ainsi pu être transférés des hôpitaux suisses vers des cliniques spécialisées dans le traitement des grands brûlés, dans différents pays européens. Ils y reçoivent les meilleurs soins possibles. Ces traitements dureront des mois, ce qui représente une charge supplémentaire pour les proches. Au nom de la Suisse, je remercie l’ensemble des pays concernés pour leur solidarité.

Aujourd’hui, la Suisse est triste. Mais aujourd’hui, la Suisse est aussi unie dans le cœur. Unie dans le deuil, unie dans le soutien, unie dans la détermination à comprendre et à protéger.

(Ce texte a été publié dans la Schweizer Illustrierte, puis partagé au groupe CH-Media. Il a été adapté de l'allemand par watson)
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