Attention aux grèves si vous prévoyez de prendre le TGV mercredi
Un TGV sur trois restera à quai mercredi, avec un trafic régional ferroviaire «fortement perturbé» en France. Les quatre syndicats représentatifs de la SNCF appellent à une grève de 24 heures, pour réclamer un moratoire sur l'arrivée de la concurrence. Pour ce coup de semonce, les syndicats ont choisi une date de grève hors grands départs en vacances, et attendent une mobilisation «importante».
Sans oublier un train Intercité sur deux «de jour et de nuit», tandis que le «trafic régional sera fortement perturbé» notamment en région parisienne «sur la plupart des lignes», indique un communiqué de SNCF Voyageurs.
Outre un arrêt des réorganisations et filialisations en cours, génératrices «d'urgences sanitaires et sociales» chez les cheminots, les syndicats demandent une augmentation générale des salaires. Selon eux, les améliorations salariales obtenues pour 2026 sont loin de compenser l'inflation observée depuis l'éclatement de la guerre au Moyen-Orient fin février.
Evoquant «un point de bascule» dans les pratiques sociales de la SNCF, les syndicats soulignent que le début 2026 a été marqué par 13 suicides de salariés, du jamais vu de mémoire de cheminots.
Dans le viseur des syndicats, la myriade de sociétés filiales créées ou en cours de création à la SNCF pour répondre aux appels d'offres des régions qui veulent augmenter le nombre de trains pour une meilleure desserte, tout en abaissant leurs coûts.
Une partie des agents y sont transférés avec la promesse de conserver leurs avantages sociaux pendant 15 mois, mais ce système favorise une remise en cause des temps de travail au niveau local, selon les syndicats. La direction reconnaît que l'entreprise est en pleine transformation mais réfute ces arguments en faisant valoir qu'elle mène un «dialogue social constructif et très nourri depuis plusieurs mois». (mbr/ats)
