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Le Royaume-Uni a un nouveau premier ministre

Britain's King Charles III welcomes Andy Burnham, during an audience at Buckingham Palace, London, where he invited the leader of the Labour Party to become Prime Minister and form a new governme ...
Andy Burnham a été nommé premier ministre par le roi.Keystone

Le Royaume-Uni a un nouveau premier ministre

Sixième premier ministre à entrer à Downing Street en dix ans, Andy Burnham a pris ce lundi la place de l'impopulaire Keir Starmer.
20.07.2026, 13:1220.07.2026, 14:22

Le travailliste Andy Burnham prend lundi ses fonctions de premier ministre du Royaume-Uni, et entend incarner à Downing Street un changement de style autant que politique, dans un pays confronté à des défis économiques et sociaux majeurs.

A 56 ans, celui qui était maire du Grand Manchester (nord de l'Angleterre) jusqu'au mois dernier, succède au démissionnaire Keir Starmer, entré à Downing Street en juillet 2024, après une victoire écrasante du Labour aux législatives qui avait mis fin à 14 ans de gouvernement conservateur.

Après avoir reçu le soutien d'environ 95% des députés travaillistes, Andy Burnham est devenu vendredi le chef du Labour, parti majoritaire au Parlement.

Keir Starmer avait annoncé son départ le 22 juin, impopulaire dans le pays et fortement contesté au sein de son parti après des décisions maladroites, des polémiques et des défaites électorales locales.

Starmer se dit «fier» du travail accompli

Lundi matin s'est tenu un rituel que les Britanniques commencent à bien connaître en raison de la valse des premiers ministres. Andy Burnham est le sixième à entrer à Downing Street en dix ans.

Keir Starmer a d'abord prononcé un bref discours d'adieu au 10 Downing Street à Londres, avant de se présenter sa démission au roi Charles III au palais de Buckingham. Il s'est dit «fier» du travail accompli en deux ans à la tête du pays.

«Le Royaume-Uni est aujourd'hui plus fort et plus juste qu'il ne l'était il y a deux ans. Je pars avec le sourire, et je pars fier de tout ce que nous avons accompli»
Keir Starmer
epa13122677 Outgoing British Prime Minister Keir Starmer delivers a farewell speech outside 10 Downing Street before departing for Buckingham Palace, to tender his formal resignation to King Charles I ...
Keir Starmer prononce son dernier discours.Keystone

Andy Burnham a ensuite rencontré le roi, qui lui a demandé de former un gouvernement. Accompagné de son épouse d'origine néerlandaise, Marie-France van Heel, l'ex-maire de l'agglomération de Manchester de 56 ans a été reçu à la mi-journée par le souverain au palais de Buckingham, avant de se rendre au 10, Downing Street.

Devant les médias, il a promis «un plan sur dix ans» pour redresser le Royaume-Uni.

«Le Royaume-Uni doit montrer au monde qu'il est capable de retrouver sa stabilité»
Andy Burnham

Le nouveau dirigeant a notamment évoqué une réforme du système éducatif, la réindustrialisation, la construction de logements sociaux et la volonté de «mettre fin au sans-abrisme» dans le pays. Il a aussi promis d'agir «maintenant pour offrir aux gens un peu de répit et les aider à faire face au coût de la vie», en s'exprimant devant de nombreux soutiens et collaborateurs, sans notes et sans le traditionnel pupitre utilisé par ses prédécesseurs.

epa13122841 Britain’s new Prime Minster Andy Burnham delivers a speech as he arrives at Downing Street from an audience with King Charles III in London, Britain, 20 July 2026. Andy Burnham is the new  ...
Keystone

Gros défis

Andy Burnham va devoir répondre à des défis qui ont provoqué la chute de ses prédécesseurs, au premier rang desquels une croissance économique atone et une crise persistante du coût de la vie. Sa marge de manoeuvre est faible en raison d'une dette publique très élevée.

Les travaillistes comptent sur Andy Burnham pour stopper l'ascension du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage, en tête des sondages pour les prochaines élections législatives prévues en 2029.

Dans un entretien au Times lundi, Andy Burnham, habile communicant au style détendu perçu comme un peu plus à gauche que Keir Starmer, a promis de gouverner «différemment». «Il faut montrer aux gens où nous allons, puis les étapes pour y parvenir», a-t-il insisté. Vendredi, il a répété qu'il s'agissait de «la dernière chance» pour le Labour.

Après deux échecs pour prendre la tête du Labour en 2010 et 2015, Andy Burnham avait quitté Londres pour retourner dans le Nord, dont il est originaire. Il avait été élu maire du Grand Manchester en 2017. C'est à la tête de cet ancien bastion industriel, qui a connu un renouveau économique, qu'il est devenu l'une des personnalités politiques les plus populaires du pays. (ats)

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