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Les femmes du monde ont oublié le virus pendant une journée

Lundi soir, une manifestation anti-patriarcat s'est déroulée à Bâle.
Lundi soir, une manifestation anti-patriarcat s'est déroulée à Bâle.Image: KEYSTONE
Des initiatives ont été menées à travers le monde pour la Journée internationale des droits des femmes, malgré la pandémie de coronavirus.
08.03.2021, 22:3409.03.2021, 16:15

800 personne à Bâle

Environ 800 femmes et personnes transgenres ont défilé dans le centre-ville de Bâle lundi soir avec le slogan «à bas le patriarcat». La police a montré sa présence, mais a laissé se dérouler la manifestation, non autorisée.

Cette manifestation, qui intervient à l'occasion de la Journée des droits des femmes, a été mise sur pied à l'appel de la «Jeunesse révolutionnaire de Bâle» et par la suite du mouvement de la Grève des femmes.

A 18h00, sur le lieu de rassemblement de la Theaterplatz, la police a rappelé à plusieurs reprises par haut-parleur que le rassemblement n'était pas autorisé et qu'elle interviendrait en cas de troubles à l'ordre public. Elle n'est finalement pas intervenue, mais a bouclé plusieurs rues avec des agents tout équipés.

En Espagne

Les manifestations du 8 mars pour la journée mondiale des droits des femmes ont été interdites en raison de la situation sanitaire à Madrid, habituel théâtre de gigantesques marches, mais pas dans d'autres villes espagnoles.

A Barcelone, Séville, Valence et des dizaines de villes, des rassemblements à la couleur des luttes féministes, le violet, se sont tenus lundi. «Il nous reste beaucoup de travail à faire» pour «en finir avec les préjugés qui subsistent encore», a déclaré le Premier ministre socialiste Pedro Sánchez, lors d'une cérémonie.

Milliers de personnes dans les rues en France...

Des dizaines de milliers de manifestants ont défilé lundi à Paris et dans plusieurs grandes villes de France, pour dénoncer la persistance des inégalités subies par les femmes, que la crise sanitaire et les confinements ont encore renforcées.

Les «premières de corvées» étaient appelées à se mettre en «grève féministe», comme le proclamait la banderole de tête du cortège parisien, qui a rassemblé quelque 30 000 personnes, selon les organisateurs.

A Strasbourg (est), environ 350 personnes ont défilé derrière une banderole proclamant «Egalité professionnelle femme-homme: le compte n'y est pas». A Besançon (est), de 130 à 200 personnes ont observé une minute de silence.

...et en Asie

De Rangoun à New Delhi, des milliers de femmes ont défilé en Asie. Une foule de femmes aux saris colorés a rejoint, à la périphérie de New Delhi, les agriculteurs opposés aux réformes du gouvernement, qui manifestent depuis plusieurs mois. «Toutes nos femmes, nos soeurs vont être les principales contributrices à cette manifestation», a expliqué à l'AFP Kuwinder Kaur, de l'Etat du Pendjab.

En Birmanie, activistes, enseignantes, agricultrices, ouvrières, intellectuelles et étudiantes ont défilé en nombre, demandant «le retour d'Aung San Suu Kyi», renversée par l'armée le 1er février. A Rangoun, les manifestantes ont brandi des panneaux: «Ensemble, nous pouvons changer le monde» et des drapeaux multicolores fabriqués à partir de leur longyi, la jupe traditionnelle birmane.

Des manifestations ont également eu lieu au Pakistan, de la ville de Lahore (est) à la province du Baloutchistan (ouest), et des centaines de personnes, principalement des femmes du mouvement féministe Gabriela, ont défilé à Manille, aux Philippines.

«#MeToo en Grèce»

Des centaines de femmes ont manifesté en Grèce, alors que le pays connaît une série de dénonciations d'agressions sexuelles dans le milieu du sport et de la culture.

«C'est plus important aujourd'hui que les années précédentes, précisément parce que nous traversons le mouvement #MeToo en Grèce», a indiqué à l'AFP une actrice, Marilena Kavazi, sur la place Syntagma à Athènes.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé lundi que son pays allait créer une commission parlementaire pour mieux lutter contre les violences faites aux femmes.

Cette annonce est intervenue quelques jours après une violente agression qui a choqué le pays, celle d'une femme par son ex-mari à Samsun, dans le nord de la Turquie, en pleine rue et sous les yeux de leur fille.

Des femmes journalistes ciblées en Afghanistan

En Afghanistan, les femmes employées de la chaîne de télévision Enekaas TV ont été contraintes d'arrêter de travailler lundi, après l'assassinat de trois de leurs collègues la semaine dernière à Jalalabad (est).

En raison notamment de ce type de violences, la présence des femmes dans les médias afghans a diminué de 18% ces six derniers mois, selon un communiqué du Comité pour la protection des journalistes afghans (AJSC).

En France, la Défenseure des droits a été interpellée par le collectif McDroits, qui accuse l'enseigne de restauration rapide McDonald's d'avoir mis en place une politique de discrimination sexiste «systémique» en France.

«Nous pensons qu'il ne s'agit pas de comportements isolés, mais du résultat d'une culture d'entreprise nocive», écrit ce collectif. (ats/afp)

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La Fédération internationale de football (Fifa) aurait l'intention de tourner le dos à Zurich. Son président valaisan Gianni Infantino aurait déjà quitté la ville pour le Qatar. Le patron de la Fifa s'est exprimé à ce sujet auprès de CH Media.

Six mois avant la Coupe du monde de football au Qatar, le président de la Fifa Gianni Infantino fait la promotion de cet événement majeur cette semaine au WEF. Côte à côte avec l'émir du Qatar. Ce dernier a affirmé lundi dans son discours que le Qatar était «violemment attaqué» par d'autres pays parce qu'il est un pays musulman et que l'on ne veut pas qu'il accueille un grand tournoi. «Le Qatar est victime de discrimination», a-t-il déclaré. Tamim Bin Hamad Al Thani n'a d'ailleurs pas répondu aux accusations selon lesquelles son émirat violerait les droits de l'homme.

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