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L'un des tags anti-Zemmour apparus sur des murs à Genève.
L'un des tags anti-Zemmour apparus sur des murs à Genève. image: watson

Zemmour à Genève: derniers préparatifs avant combat

Les forces de la gauche genevoise opposées à la venue d'Eric Zemmour, mercredi à Genève, devaient se réunir lundi soir en assemblée générale. Il reste à finaliser le parcours de la manifestation, qui devrait s'ébranler aux alentours de 18 heures.
22.11.2021, 17:4322.11.2021, 18:29

«Responsable pénal» de la manifestation anti-Zemmour prévue mercredi à Genève, Thomas Vachetta ne veut pas se retrouver au tribunal. Ce qu’il souhaite, c’est «un rassemblement festif, familial, avec le plus de monde possible», indique-t-il ce lundi à watson, à deux heures du début d’une assemblée générale devant régler dans la soirée les derniers détails de la mobilisation.

Négociations avec la police

La manifestation devrait partir à 18 heures de la Place Lise Girardin, dans le quartier de la gare Cornavin. «Je suis en négociations avec la police pour convenir du parcours du cortège», explique Thomas Vachetta, permanent politique du mouvement anticapitaliste SolidaritéS. «Nous ignorons toujours pour l’instant où Zemmour prendra la parole, affirme le militant. Il était question que ce soit à Palexpo, mais apparemment ce ne sera pas le cas.»

«Il est exclu que cela dégénère»

Deux solutions s’offrent aux manifestants anti-Zemmour. «Soit marcher vers le lieu de la conférence, et cela signifierait que nous le connaîtrions. Soit nous rendre en direction d’un lieu symbolique pour marquer notre rejet des idées racistes défendues par Eric Zemmour», poursuit Thomas Vachetta.

Ce qui est sûr, en tout cas aux yeux du permanent politique de SolidaritéS, c’est que cette manifestation doit être non violente. «Notre mobilisation est très large, elle réunit soixante participants, dont le PS et les Verts, des partis gouvernementaux. Il n’y aura pas de place pour l'affrontement. J’ai l’habitude de ce genre de manifestation. Comme l’an dernier en faveur du mouvement Black Lives Matter. Il est exclu que cela dégénère comme lors de la venue de Zemmour à Nantes fin octobre», assure-t-il.

Voilà pour le mercredi 24. Mais pour le 25? Si Eric Zemmour doit donner une conférence le mercredi, il est prévu qu’il devise le jeudi avec l’avocat genevois Marc Bonnant. Joint ce lundi par watson, Me Bonnant, âme de duelliste mais «attaché par-dessus tout à la liberté d'expression», dit ne pas craindre l’adversité. Tel un boxeur en plein chambrage d’avant-combat, il lâche:

«S’il y a une manifestation d’islamo-gauchistes contre Eric Zemmour, cela ne fera qu’ajouter à mon bonheur»
Me Marc Bonnant

Cela fait beaucoup de «si», mais si le débat Zemmour-Bonnant a bien lieu ce jeudi 25, il n’est pas certain qu’il rencontre la même mobilisation adverse que la veille. «Le 25, nous sommes pris par la Journée internationale pour l'élimination des violences faites aux femmes, prévient Thomas Vachetta. Nous ne nous mobiliserons pas les deux jours contre Zemmour. Sauf si celui-ci devait empiéter d’une façon ou d’une autre sur cette journée dédiée aux femmes.»

La bataille du nombre

Résumé de la situation provisoire: la venue d'Eric Zemmour à Genève est officiellement maintenue; le lieu de sa conférence est encore inconnu; les forces de la gauche genevoise doivent se mettre d'accord avec la police sur le parcours de la manifestation. L'objectif affiché par les opposants au polémiste de la droite nationaliste: être plus nombreux que ceux qui viendront l'écouter mercredi.

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Les ex-sportifs font de très bons politiciens (de droite) et c'est logique
Avant que Samuel Eto'o ne devienne candidat à la Fédération africaine de football, beaucoup d'anciens athlètes ont embrassé une carrière politique (surtout au PLR 😜), où ils ont capitalisé sur leur esprit de compétition et leur résistance au stress. Quatre d'entre eux témoignent de deux mondes qui se ressemblent, pour le meilleur et pour le pire.

Quand on leur demande si un bon sportif fait forcément un bon politicien, ils répondent un peu gênés que ce n'est pas toujours le cas, qu'il n'y a pas de règle universelle en la matière, mais tous conviennent aussi que leur expérience de champion leur a donné des outils précieux pour la chose politique. «Abnégation, goût de l'effort, esprit de compétition, acceptation des règles et de la défaite», dresse Philippe Leuba, conseiller d'Etat et ex-arbitre de football, avant d'ajouter, non sans malice: «Et la plus grande compétence de toutes: la capacité à surmonter les critiques des médias!».

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