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A Lausanne, Hannah Darabi fait danser la résistance iranienne

A Lausanne, Hannah Darabi fait danser la résistance iranienne

Photo Elysée consacre une exposition au projet «Why don’t you dance?» d’une artiste iranienne. A travers photographies, vidéos et archives, elle explore la danse populaire comme forme de résistance identitaire.
27.06.2026, 09:5527.06.2026, 09:55
Photo Elysée consacre une exposition au projet «Why don’t you dance?» de l’artiste iranienne. A travers photographies, vidéos et archives, elle explore la danse populaire comme forme de résistance ide ...
Hannah DarabiImage: Instagram

A Photo Elysée, l'artiste Hannah Darabi explore la danse populaire iranienne comme acte de résistance identitaire. Son projet «Why don't you dance?» s'articule autour de trois figures emblématiques, et fait dialoguer photographies, vidéos et archives. A découvrir jusqu'au 1er novembre à Lausanne.

L'artiste iranienne montre comment la danse a évolué et a changé de valeur selon le contexte social et politique de son pays. Elle s'inspire du mouvement de protestation «Femme, Vie, Liberté» et révèle la complexité politique de l'Iran contemporain.

Trois figures sont sous les projecteurs: Mahvash, une des premières chanteuses et danseuses de cabaret des années 1950. Son autobiographie fictionnelle permet à Hannah Darabi d'examiner comment la danse a fonctionné comme outil de protestation au moment de la Révolution de 1979 et comment le corps des femmes a été soumis à des contraintes croissantes, explique le dossier de presse.

Jamileh, réputée pour sa maîtrise de la danse du ventre et de la «danse Jaheli» – une forme populaire ancrée dans les milieux urbains iraniens – incarne la tension entre tradition et modernité. Enfin, Mohammad Khodadian, danseur et chorégraphe de la scène pop iranienne à Los Angeles, permet de montrer les pratiques développées en exil.

La photographe Hannah Darabi, 45 ans, a étudié en Iran puis en France. Aujourd'hui établie à Paris, elle consacre l'essentiel de son travail artistique à son pays d'origine. Elle a reçu plusieurs distinctions, dont le Prix Elysée 2025 pour son projet sur la danse. Décerné tous les deux ans, ce Prix est doté de 80'000 francs. (dal/ats)

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