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Horizon Europe: «La porte n'est pas fermée», dit Guy Parmelin

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Guy Parmelin s'est exprimé dans une interview, publiée samedi dans la Schweiz am Wochenende. keystone (archive)

Dans une interview, le président de la Confédération a confié que la Suisse continuerait sa participation financière aux projets de recherche de l'UE. Cela, malgré la fin de l'accord-cadre.



Pour le président de la Confédération Guy Parmelin, il serait regrettable, mais pas surprenant, que la Suisse soit classée comme pays tiers dans le programme de recherche Horizon Europe. La porte n'est pas fermée, assure-t-il.

En décidant de rompre les négociations sur l'accord-cadre, le Conseil fédéral était conscient du risque que la Suisse soit reléguée au statut de pays tiers dans Horizon Europe, indique Guy Parmelin dans une interview, publiée samedi dans la Schweiz am Wochenende. «Nous ne serions pas d'accord avec cela», ajoute-t-il.

Six milliards de francs réservés

Et de souligner qu'Horizon Europe n'est pas un accord d'accès au marché, mais un accord dans le domaine de la coopération en matière de recherche. «Cela n'a donc rien à voir avec l'accord-cadre et il n'y a aucune raison pour que la Suisse soit traitée plus mal qu'Israël, les Îles Féroé ou d'autres Etats», avance le Vaudois, qui concède toutefois, qu'en dernière instance, il s'agit d'une décision politique de l'UE.

«Notre objectif reste la pleine association à Horizon Europe»

Guy Parmelin, président de la Confédération

Dans l'intervalle, la Suisse financera directement la participation à des projets de recherche de l'UE par le biais du Département de l'économie. Six milliards de francs ont été réservés à cet effet, précise Guy Parmelin.

«Compétitivité du pays menacée»

Interrogé dans les journaux romands de Tamedia, le président de l'EPFL Martin Vetterli ne cache pas son inquiétude. S'il prévoyait des répercussions, suite à la fin de l'accord-cadre, il ne s'attendait pas «à ce qu'on se fasse sortir de cette façon, au beau milieu de l'année. C'est une très mauvaise nouvelle.»

Martin Vetterli souligne que la situation n'est pas comparable avec 2014, lorsque la Suisse avait été temporairement exclue, suite à l'acceptation de l'initiative contre l'immigration de masse.

«Après le 9 février, on avait été mis sur la touche pendant six mois, avant d'être en grande partie réintégrés. Aujourd'hui, il semblerait qu'on soit même exclus des programmes en cours d'évaluation»

Martin Vetterli, président de l'EPFL

S'il ne s'attend pas à une fuite des cerveaux du jour au lendemain, le président de l'EPFL estime clairement que «la compétitivité du pays est menacée». Cela ne concerne pas seulement la recherche, mais toute la chaîne de valeur.

Il attend désormais des décideurs qu'ils «prennent ces dossiers au sérieux» et qu'ils parviennent à négocier un retour dans de bonnes conditions. (sda/ats)

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