Suisse
Justice

Interdire les visites en prison à cause du Covid est illégal

Interdire les visites en prison à cause du Covid est illégal

Image
Image: Shutterstock
Interdire les visites en prison en raison de la pandémie est contraire au droit. C'est du moins l'avis de la justice administrative zurichoise.
25.05.2021, 15:0725.05.2021, 15:41

Cette mesure est «une restriction des droits fondamentaux», écrit mardi le Tribunal administratif zurichois qui la juge «contraire au droit». Ce dernier donne suite à un recours d'un détenu qui s'était vu refuser, au printemps dernier, le droit de recevoir des visites en prison.

Dans un premier temps, le principal intéressé avait fait recours contre cette interdiction au département cantonal de la justice, en vain. Il a toutefois fait porter l'affaire à l'instance supérieure qui lui a donc donné raison. Selon le tribunal administratif, «des mesures de protection plus douces» auraient été suffisantes pour réduire le risque d'infection au coronavirus en prison.

Ainsi, les centres de détention auraient pu limiter le nombre de visites ou celles-ci auraient pu avoir lieu dans des pièces munies de vitres de séparation, estime le tribunal.

Toutefois, le recourant n'obtiendra pas de dédommagement. En outre, l'interdiction a été levée entretemps. (ats)

Une année de Covid-19, retour en images
1 / 17
Le Covid-19 en Suisse, retour en images
Le port du masque se généralise en Suisse et dans le monde au cours de l'année 2020.
source: keystone / jean-christophe bott
partager sur Facebookpartager sur X
Covid-19: jeunes et bientôt vaccinés?
Video: watson
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
1 Commentaire
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
1
Ces fausses vidéos porno de Suissesses mettent la justice en difficulté
L’IA peut produire des milliers de deepfakes pornographiques. Un phénomène que le droit suisse n'a pas vraiment anticipé. Mais créer un nouveau délit ne résoudrait pas forcément le problème, selon l'avocat Manuel Bertschi. Interview.
L’idée a de quoi déranger: des anonymes ont récupéré des images d’influenceuses suisses pour en faire des contenus pornographiques à l’aide d’outils d’IA. Depuis 2024, ils diffusent ces deepfakes via deux forums publics sur Telegram. Ceux-ci comptent plusieurs centaines de membres, parfois contre rémunération, selon une enquête du Tages-Anzeiger.
L’article