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Image: Shutterstock/watson

L'enquête à 2 balles

Les boutons des portes d'ascenseurs fonctionnent-ils vraiment?

Vous entendez le bruit du métro qui arrive. Vous êtes dans l'ascenseur, qui semble descendre encore plus lentement que d'habitude. Les portes de la rame s'ouvrent. Pendant ce temps, vous martyrisez le bouton d'ouverture de celles de votre cage en verre. Est-ce vraiment utile? Ou sommes nous définitivement esclaves de la technologie moderne?

Benjamin Décosterd
Benjamin Décosterd



C'est en lisant le journaliste et écrivain Jean-Paul Dubois que j'ai découvert l'un des plus grands mensonges de l'histoire de ma vie (après le fait qu'une pizza doit coûter environ trois balles à faire). Les boutons de commande des portes d'ascenseurs ne serviraient à rien:

«Vous voulez que je vous raconte une histoire? Depuis 1990, les boutons censés commander [les ascenseurs] n'ont plus aucun effet sur la fermeture et l'ouverture de leurs portes. Absolument plus aucun. Et pourtant toutes les cabines, même les plus modernes, continuent à être fabriquées avec cet accessoire. On a même conservé le petit éclairage à l'intérieur de ce bouton. Et vous savez pourquoi? Parce que les psychologues, justement, se sont aperçus que les ascenseurs ainsi automatisés accroissaient l'inquiétude à l'intérieur de leur cabine, close, étroite, et par essence anxiogène. Chacun, ont-ils noté, se sentait privé de décider de quelque chose par lui-même, et surtout de commander à la machine. Alors on a laissé le petit bouton. Mais il n'y a rien derrière. Les portes s'ouvrent et se ferment selon des programmes informatiques préétablis. Aveugles aux mouvements nerveux de nos index. Parfois il arrive que le hasard synchronise notre geste avec l'impulsion électronique. Alors se produit un petit miracle, les portes se ferment et nous sommes intimement convaincus d'avoir dirigé, dominé la machinerie. Et notre foi en notre liberté, en notre pouvoir, s'en trouve d'autant plus renforcée.»

Jean-Paul Dubois, Le cas Sneijder

Une rapide recherche google semble confirmer cette affirmation choquante (ou pas si étonnante quand on y réfléchit: mais il faut bien maintenir votre attention). Ce serait le cas aux Etats-Unis et en France, d'après Usinenouvelle.com, site d'actualité économique et industrielle.

Mais qu'en est-il en Suisse? Nous aurait-on menti, comme pour l'honnêteté de Pierre Maudet?

Maudet, Ascenseur, Questions

Image: Shutterstock X Keystone X Watson

L'enquête

J'écris donc à un ami architecte, qui demande à un de ses contacts dans une entreprise de la place (et d'ascenseurs, donc).

Mon contact n'a pas souhaité répondre à cette question... Evidemment, il faut passer par le service communication. Mais j'ai sondé mes collègues et plusieurs soutiennent la thèse que les boutons ne sont pas raccordés. Mais on n'a pas de certitude.

Ni une ni deux, je prends mon courage à deux mains, mon ordinateur dans l'autre, et écris un mail à la même entreprise. Pas de réponse.
Cinq jours plus tard, je leur téléphone. Dix minutes et trente secondes de musique d'ascenseur d'attente encore plus tard, on me dit qu'un technicien va me rappeler. Ma patience a des limites, mais pas ma soif de vérité.

La confrontation

On me rappelle. Pour des raisons d'anonymat, nous appellerons le technicien Stanislas Censeur. Voilà sa réponse:

Les boutons sont raccordés. Légalement, nous sommes obligés d'avoir un bouton de réouverture des portes qui fonctionne en permanence. Par contre, nous pouvons programmer un temps d'ouverture minimum des portes.

Puis, Stanislas finit par dire:

«Dans ce laps de temps, même si vous appuyez sur le bouton de fermeture des portes, il ne se passera rien»

Stanislas Censeur, technicien

Ascenseur, Question, Anonyme

Stanislas en pleine intervention. Image: Shutterstock x watson

Cette durée d'ouverture minimum est par exemple utilisée pour ne pas pénaliser les personnes à mobilité réduite.
Mais tout de même: le bouton de fermeture des portes est soit inexistant, soit inefficace. On peut donc parler de demi-mensonge (autrement dit, un «mens»).

Le test

Il ne reste qu'à vérifier. Je m'équipe donc d'un chronomètre, ainsi que de mon absence de peur de passer pour un fou et me rends à l'arrêt «Bessières» du M2 lausannois.
Verdicts:

Dernier constat (bonus):

Ce qui pourrait nous amener à nous demander «pourquoi?» mais il faudrait alors en faire un autre article.

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L'enquête à 2 balles

Est-ce qu'on peut dormir debout?

Si oui, pourquoi? Et si non, pourquoi pas? Non parce qu'on se pose des questions sur le sens de la vie, mais on oublie de s'interroger sur des choses très triviales.

Dormir, c'est super. Parce que ça permet de faire plein de choses ensuite, comme aller au travail, faire des courses, et se réjouir d'aller se coucher.

Mais justement, est-on vraiment obligé de le faire? Se coucher, donc. (Parce que travailler oui, c'est évident, il faut le faire. Sinon, après c'est le «cheni, avec tous ces jeunes qui font la grève du CO2 en postant des TikTouk», comme on dit au PLR.)

Et bien la réponse n'est pas si évidente que cela.

Donc, que dit la science internet à ce sujet?

Alors …

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