DE | FR

Un boss de la mafia pose un lapin au tribunal fédéral dans l'affaire Credit Suisse

Un mafieux bulgare lié à la grande banque dans une affaire de blanchiment devait se présenter ce mardi. La Cour des affaires pénales qui souhaitait l'interroger a attendu en vain toute la matinée.
22.02.2022, 13:0222.02.2022, 20:15

Le boss de la mafia bulgare Evelin Banev ne s'est pas présenté mardi à l'audition à distance organisée à l'intention du Tribunal pénal fédéral. L'homme devait être entendu dans le cadre du procès en cours contre Credit suisse et quatre autres accusés pour blanchiment aggravé.

A propos de ce procès
Le procès de Credit Suisse et de quatre autres accusés a débuté le 7 février dernier. Le Ministère public de la Confédération leur reproche d'avoir blanchi des dizaines de millions de francs pour le compte du réseau de Banev.

La justice ukrainienne a finalement donné suite à la requête suisse et a organisé une audience à distance. Evelin Banev, qui séjournerait dans ce pays, n'a, cependant, pas répondu à la convocation, a indiqué à Keystone-ATS une journaliste présente à l'audience. La Cour des affaires pénales qui souhaitait l'interroger a attendu en vain toute la matinée.

De son côté, la défense a estimé que le procès ne pouvait pas se poursuivre si Banev, qui était le chef d'un réseau de trafiquants de drogue, n'était pas entendu. Elle a demandé la suspension du procès. Après délibération, la cour a rejeté la requête et a décidé de poursuivre la procédure. (jah/ats)

Thèmes

Dans l'actu: ce correspondant à Kiev parle 6 langues et devient viral

Plus d'articles sur les banques suisses:

Evasion fiscale: UBS condamnée par la justice française

Link zum Artikel

Le montant investi par les banques suisses dans le charbon donne le tournis

Link zum Artikel

Pourquoi les activistes du climat s'attaquent à UBS et Crédit Suisse?

Link zum Artikel

Le WWF classe la durabilité écologique des banques suisses

Link zum Artikel
0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
Pas de matériel de guerre suisse en Ukraine: le paradoxe de la neutralité
La neutralité armée implique que la Suisse dispose de sa propre industrie d'armement. L'interdiction de livrer des armes contenant des composants suisses remet en question ce système. La ministre de la Défense Viola Amherd s'est exprimée sur cette contradiction.

L'interprétation de la neutralité de la Suisse anime les débats. Au niveau national, les présidents du PLR et du Centre critiquent fortement la situation. Au niveau international, le vice-chancelier allemand Robert Habeck a déclaré dimanche à Davos: «Si l'on refuse de livrer des armes, on ne fait plus la différence entre l'agresseur et l'agressé. Une loi qui est quasiment aveugle à la Russie et à l'Ukraine est une loi qui ne comprend plus la réalité.» Le président letton, Egils Levits, a lui aussi déclaré:

L’article