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La Suisse et l'Italie unies contre l'immigration illégale

La Suisse et l'Italie unies contre l'immigration illégale

Le conseiller fédéral Beat Jans, au second plan, a rencontré lundi à Chiasso le ministre italien de l'Intérieur Matteo Piantedosi (à dr.).
Beat Jans et Matteo Piantedosi.Keystone
Beat Jans a rencontré lundi le ministre italien de l'Intérieur à Chiasso afin d'améliorer la coopération en matière de sécurité aux frontières.
25.11.2024, 22:3725.11.2024, 22:37

La Suisse et l'Italie veulent «encore améliorer» leur coopération en matière de sécurité aux frontières. Au terme d'une rencontre à Chiasso avec le ministre italien de l'Intérieur Matteo Piantedosi, Beat Jans a relevé les acquis mais aussi les défis encore à surmonter.

La Suisse a dû prendre en charge un millier de requérants d'asile depuis que l'Italie a décidé de ne plus s'occuper, dès décembre 2022, des demandeurs dont elle aurait la responsabilité en vertu des accords de Dublin, a indiqué lundi Beat Jans à Chiasso (TI). Sur ce nombre, environ 390 ont reçu une réponse positive à leur demande d'asile, tandis que les autres sont en procédure de renvoi.

D'un autre côté, les accords bilatéraux passés avec le voisin transalpin ont permis de renvoyer en Italie quelque 4100 personnes qui étaient entrées illégalement en Suisse, a ajouté le chef du Département fédéral de justice et police (DFJP).

Ce dernier s'est dit confiant dans la volonté et la capacité des deux pays de lutter efficacement contre les réseaux de passeurs et l'immigration irrégulière.

La coopération dans le cadre du centre des douanes et de la police, géré conjointement à la frontière sud à Chiasso avec des patrouilles mixtes, a été qualifiée de «bonne».

Ne pas toucher à Schengen

Les deux ministres ont exprimé l'intérêt des deux pays à renouveler leur accord de police bilatéral. Beat Jans a affirmé son souhait que l'Italie applique à nouveau les engagements de Dublin, notamment dans l'optique du mécanisme de solidarité prévu dans le pacte européen sur la migration et l'asile.

«L'espace Schengen ne devait pas être remis en cause, parce que Schengen est synonyme de sécurité pour l'Europe»
Beat Jans

De son côté, Matteo Piantedosi a rappelé la forte pression migratoire qui pèse sur son pays, aux frontières extérieures de Schengen, qui a justifié qu'il suspende son engagement dans le cadre des accords de Dublin. Ces derniers définissent la compétence des pays pour le traitement des demandes d'asile, en fonction du parcours du requérant. (sda/ats)

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