Voici comment roulent les Suisses
Combien y a-t-il de voitures en Suisse?
Le parc automobile n'a cessé de croître ces dernières années. Actuellement, près de 6,6 millions de véhicules à moteur sont immatriculés, dont les trois quarts environ (4,8 millions) appartiennent à des particuliers. La taille du parc automobile a ainsi augmenté de 36% en 25 ans.
25% des ménages suisses n'ont pas de voiture
Lors du dernier recensement de 2021, 78% des ménages possédaient au moins un véhicule. Environ un quart en avait même deux dans son garage, 6% atteignaient trois ou plus. 22% des ménages suisses y renonçaient à l'inverse complètement.
Ce que vous coûte votre voiture
Selon la plateforme Comparis, une voiture coûte environ 10 000 francs par an, en moyenne. Le montant exact dépend du véhicule et des habitudes. Les coûts fixes comprennent l'amortissement, les taxes, l'assurance, la vignette, le parking et l'entretien des pneus. Les coûts variables comprennent le carburant, les réparations et l'entretien, ainsi que l'achat de pneus.
Vous trouverez ci-dessous les coûts pour trois modèles différents. L'exemple se base sur 15 000 kilomètres annuels, un lieu de résidence à Berne et un prix de l'électricité de 0,304 franc par kilowattheure.
Mobility, l'alternative idéale
L'intensification du trafic pèse sur le paysage, le climat et les infrastructures. Le car sharing de Mobility constitue une alternative pratique à la voiture privée: utiliser au lieu de posséder, payer d'après l'usage, et réduire ainsi le trafic, les émissions de CO₂ et la pression sur les places de stationnement.
Voici les voitures les plus populaires de Suisse en 2025
Les automobilistes ont des habitudes en Suisse: depuis des années, on retrouve plus ou moins les mêmes modèles dans le classement de la faîtière Auto Suisse. Les quelques changements ne concernent en effet presque que les positions dans cette liste.
En tête en 2025: la Volkswagen Tiguan. Le SUV compact allemand devance assez nettement (à fin novembre) la Mercedes-Benz Classe GLC et la Tesla Model Y, vainqueur de l'année dernière. Le SUV coupé d'Elon Musk est l'un des trois seuls véhicules entièrement électriques du top 15.
Combien y a-t-il de voitures électriques en Suisse?
En Suisse, le 100% électrique a encore beaucoup de mal à s'imposer. L'année passée, les voitures électriques ont certes enregistré une légère croissance de leur part de marché par rapport à l'année d'avant, mais cela ne représente encore que 21,7%. Les hybrides partiellement électriques atteignent une part de marché de 11,1%. On arrive donc à un total de 35,8%. Un peu plus d'un tiers de toutes les voitures neuves sont ainsi rechargeables.
Le bilan est tout autre si l'on considère l'ensemble du parc automobile. Selon les chiffres provisoires de l'Office fédéral de la statistique (OFS), un peu plus de 250 000 véhicules purement électriques circulent à l'heure actuelle. Cela ne correspond qu'à 5% des voitures particulières, sans compter les 2,5% d'hybrides rechargeables.
Pour Auto Suisse, les prix élevés de l'électricité, l'insuffisance des infrastructures de recharge et l'absence d'incitations économiques expliquent la lenteur de cette transition. Mais la durée de vie toujours plus longue des voitures conventionnelles joue également un rôle: celle-ci est désormais de 10,8 ans, contre 3,4 ans de moins il y a 25 ans.
Des pays comme la Norvège ou le Danemark font cependant figure de modèle en la matière: en Norvège, les électriques (hors hybrides rechargeables) ont atteint en août une part de marché de 97% des nouvelles immatriculations. Le marché du moteur à combustion y est pratiquement à l'arrêt. Au Danemark, 69% de toutes les nouvelles immatriculations concernaient de l'électrique, et même plus de 90% pour les particuliers .
Nombre de retraits de permis en Suisse
Mais revenons à la Suisse: fin 2024, selon l'Office fédéral des routes (Ofrou), 6,31 millions de personnes avaient un permis de conduire, dont 77 156 nouveaux conducteurs. C'est chez les 25-64 ans que le taux de conducteurs est le plus élevé et il est le plus faible chez les 18-24 ans. Mais même dans cette tranche d'âge, il atteint près de deux tiers.
En 2024, l'Ofrou a dénombré près de 87 000 retraits de permis, de courte durée au moins. Cela représente une augmentation de 8,7% par rapport à l'année précédente.
Comme auparavant, la vitesse excessive, l'état d'ébriété et l'inattention au volant ont été les principales causes de retrait en 2024. Il s'agissait de vitesse excessive dans 31 941 cas, soit une augmentation de 12,8% en douze mois. On a recensé 12 374 cas d'ébriété, ce qui représente une légère baisse de 1%.
Temps passé chaque jour en voiture en Suisse
En 2021, chaque Helvète a parcouru en moyenne 30 kilomètres par jour sur le territoire national, dont 69%, soit 20,7 kilomètres, en voiture. Cela correspond à environ 80 minutes de trajet, dont 39%, soit 31,3 minutes, en voiture.
Mais le moyen de transport le plus rapide en Suisse n'est pas la voiture, c'est le train. En 2021, les passagers des trains se sont déplacés à une vitesse moyenne de 61 km/h, tandis que les voitures n'ont atteint que 38 km/h.
Le carsharing avec Mobility permet d’économiser des coûts.
Avec Mobility, tu ne paies que lorsque tu roules vraiment. Les frais de parking, d’impôts, de service, de réparations ou d’amortissement sont supprimés. Mobility est donc nettement plus avantageux pour beaucoup qu’une voiture privée – tout en restant flexible à l’utilisation.
Nombre d'accidents sur les routes suisses
Malheureusement, les accidents, légers ou graves, font partie de la vie de presque tous les automobilistes: en 2024, 17 432 accidents avec dommages corporels ont été recensés sur les routes suisses. Ils ont fait 250 morts, 3792 blessés graves et 16 721 blessés légers. En moyenne, près de cinq personnes ont ainsi perdu la vie chaque semaine dans des accidents de la route.
11 459 accidents se sont produits en localité, 4501 hors localité et 1472 sur l'autoroute. La plupart des décès ont eu lieu hors localité (115), dans les localités (111) et sur les autoroutes (11).
Malgré l'augmentation du trafic, le nombre de personnes tuées ou gravement blessées a fortement diminué depuis les années 1970. Selon l'Ofrou, cette évolution s'explique par des raisons techniques, juridiques et éducatives.
Adaptation française par Valentine Zenker
