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Vaccination chez la femme enceinte: où en est-on?

Vaccination chez la femme enceinte: où en est-on en Suisse?

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D'abord floues, les recommandations sur la vaccination des femmes enceintes se clarifient. Voici ce que disent les experts sur l'état de la situation.
14.09.2021, 18:0614.09.2021, 18:20

La vaccination de toutes les femmes enceintes à partir de la 12e semaine de grossesse est désormais recommandée en Suisse. Cette recommandation s'applique également aux femmes qui allaitent.

Les femmes qui envisagent une grossesse devraient également être vaccinées, explique Christoph Berger, président de la commission fédérale pour les vaccinations.

Risque de fausse couche en cas de contamination

Les femmes enceintes ont aussi plus de risque de développer une forme sévère de la maladie de Covid 19.

Aussi, de plus en plus de données montrent que les avantages de la vaccination des femmes enceintes l'emportent sur les risques. Selon lui, les femmes enceintes qui ne se vaccinent pas ont un risque accru de se retrouver à l'hôpital et même en soins intensifs. Il existe également un risque de fausse couche.

Pourquoi il faut attendre la 12e semaine de grossesse:

«Au cours des premières semaines, des malformations et des avortements peuvent encore se produire, indépendamment du Covid ou de la vaccination»

Des conséquences graves n'ont jamais été observées chez les 150'000 femmes enceintes vaccinées aux Etats-Unis. Une recommandation de vaccination pour les femmes enceintes existe également dans d'autres pays, comme récemment en Allemagne. Par ailleurs, des problèmes de fertilité ne sont pas à prévoir pour les femmes ou les hommes.

Pas de 3e vaccination pour l'instant

Les personnes gravement immunodéprimées reçoivent actuellement en Suisse une troisième dose de vaccin contre le coronavirus. La commission fédérale pour les vaccinations ne recommande pour l'heure pas de troisième vaccination pour le reste de la population, quelque soit l'âge ou les maladies antérieures.

Plus globalement, si la situation en matière d'infections s'est un peu calmée, le nombre de cas continue toutefois à osciller à un niveau élevé entre 2000 et 3000 nouvelles infections par jour, a rappelé Patrick Mathys, le chef de la section Gestion de crise et collaboration internationale de l'OFSP. Un effort important reste à faire du côté des jeunes: l'OFSP a d'ailleurs lancé mardi une nouvelle campagne pour inciter les 12-29 ans à se faire vacciner.

Selon Rudolf Hauri, président de l'Association des médecins cantonaux de Suisse, l'infection des adolescents et des jeunes ne peut être évitée. Toutefois, des tests réguliers et un port obligatoire du masque à l'école permettent d'éviter la propagation incontrôlée du virus.

Vaccinations en hausse

Avec l'introduction du certificat Covid, la demande de vaccinations et de tests a augmenté. Ce qui est une bonne chose, car selon Rudolf Hauri, les unités de soins intensifs sont particulièrement sollicitées.

Les capacités ne peuvent pas être étendues. Et le «personnel usé» ne peut pas être remplacé aussi facilement:

«c'est un problème auquel tout le monde doit faire attention.»

Pour pouvoir proposer un vaccin alternatif, la Confédération est en négociation avec Johnson & Johnson, explique Patrick Mathys. Il serait destiné aux personnes qui ne peuvent pas être vaccinées avec une substance à ARNm pour des raisons médicales. Mais il n'y a pas encore de contrat. (sda/ats)

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Le port du masque se généralise en Suisse et dans le monde au cours de l'année 2020.
source: keystone / jean-christophe bott
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«Aujourd’hui, la Suisse est unie dans le cœur»: Parmelin prend la plume
Guy Parmelin s’exprime au nom du Conseil fédéral pour adresser ses condoléances aux proches des victimes de Crans-Montana. Il remercie les secouristes ainsi que les Etats venus en aide.
Permettez-moi, en cette période de profonde tristesse et de grande souffrance, de vous adresser, en toute humilité, quelques mots.

Au nom du Conseil fédéral, le gouvernement suisse, je tiens à exprimer mes plus sincères condoléances aux familles et aux proches des personnes décédées. A toutes celles et tous ceux qui ont eu la chance de survivre à la catastrophe, mais qui ne sont désormais qu’au début d’un long et difficile chemin de guérison, nous adressons notre profonde compassion.

Je souhaite m’adresser tout particulièrement aux jeunes. Beaucoup des victimes étaient elles-mêmes jeunes, pleines de projets, d’espoirs et de rêves. Leur vie ne doit pas être réduite à la catastrophe, ni aux circonstances dans lesquelles elle s’est achevée. Elle doit être honorée pour ce qu’elle a été: une promesse, une énergie, une part de notre avenir commun.

Nous devons aux personnes touchées, aux familles et aux proches le respect, la mémoire – et l’engagement de tout mettre en œuvre pour qu’une telle catastrophe ne se reproduise pas. La justice examine actuellement dans quelle mesure des prescriptions de sécurité ont été enfreintes et en tirera les conséquences. C’est ce que nous devons aux victimes et à leurs proches.

Je tiens également à rendre hommage à toutes celles et tous ceux qui ont apporté leur aide, sous des formes diverses. A la police, aux nombreux services de secours et aux sapeurs-pompiers de milice qui ont risqué leur vie lors d’opérations de sauvetage dangereuses et éprouvantes. Et à l’ensemble du personnel médical, dans les hôpitaux en Suisse comme à l’étranger, qui s’occupe depuis des jours, sans relâche, des nombreux blessés graves.

Dans le grand malheur qui nous a frappés et qui — j’ose l’affirmer avec force — a fait de toute la Suisse une communauté unie dans le deuil, nous avons, pour un temps, la possibilité d’être ensemble afin de partager le poids de cette épreuve. Cette solidarité ne rendra pas la charge plus légère, mais si elle peut ne serait-ce qu’un peu contribuer à apaiser la douleur, alors elle trouve pleinement sa raison d’être.

Il est évident qu’aucun pays ne peut affronter seul de telles situations exceptionnelles. La Suisse a donc, conformément aux mécanismes internationaux prévus, sollicité un soutien, après que plusieurs Etats ont proposé leur aide. Des patientes et des patients souffrant de brûlures extrêmement graves ont ainsi pu être transférés des hôpitaux suisses vers des cliniques spécialisées dans le traitement des grands brûlés, dans différents pays européens. Ils y reçoivent les meilleurs soins possibles. Ces traitements dureront des mois, ce qui représente une charge supplémentaire pour les proches. Au nom de la Suisse, je remercie l’ensemble des pays concernés pour leur solidarité.

Aujourd’hui, la Suisse est triste. Mais aujourd’hui, la Suisse est aussi unie dans le cœur. Unie dans le deuil, unie dans le soutien, unie dans la détermination à comprendre et à protéger.

(Ce texte a été publié dans la Schweizer Illustrierte, puis partagé au groupe CH-Media. Il a été adapté de l'allemand par watson)
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