ciel couvert
DE | FR
Suisse
Pandémie

Pourquoi la Suisse refuse d'administrer le vaccin AstraZeneca

AstraZeneca vaccin Suisse gants seringue
Le vaccin AstraZeneca est administré dans des pays européens, mais pas en Suisse.Image: Shutterstock

Les raisons qui motivent la Suisse à refuser le vaccin Astrazeneca

La Suisse n’autorise pas encore l’utilisation du vaccin britannique pour lutter contre le coronavirus. Swissmedic attend toujours des résultats d’étude.
09.03.2021, 11:4610.03.2021, 18:18
Petar Marjanović
Petar Marjanović
Suivez-moi
Plus de «Suisse»

AZD1222. Derrière cette abréviation, quelque peu barbare, se cache le vaccin fabriqué par l’institut pharmaceutique, Astrazeneca. Les études affirment que ce vaccin, développé à l’université d’Oxford, offre de nombreux avantages. En effet, depuis son lancement, le nombre d’hospitalisations provoquées par l’épidémie aurait baissé de manière significative. Et son prix est imbattable.

Face à ces résultats, les autorités suisses ont déjà commandé 5,3 millions de doses. Néanmoins, Swissmedic ne veut pas encore accorder son autorisation, bien que le vaccin soit déjà largement administré dans plusieurs États comme le Royaume-Uni, le Canada et les pays de l’Union européenne.

Astrazeneca n’a pas encore fourni tous les résultats des essais cliniques

Swissmedic marche sur des œufs, car il manque des informations au sujet des essais cliniques. Début février, l’autorité règlementaire suisse a expliqué qu’elle attendait encore des données supplémentaires pour évaluer une étude de phase III menée dans différents pays du continent américain. Données qui auraient dû être fournies un mois en arrière.

Sans ces résultats, Swissmedic ne peut pas produire un rapport «risque/bénéfice» positif pour le vaccin Astrazeneca, comme l’a expliqué lundi le Conseil fédéral, en réponse à une question de Philippe Nantermod, conseiller national PLR du Valais.

A l’instar de Swissmedic, Astrazeneca semble également prendre son temps. Le laboratoire britannique a décidé de ne pas demander d’autorisation pour le lancement de son vaccin aux États-Unis (un des pays où sont menés les essais cliniques de la phase III). Selon l’analyste Andrew Berens, dans les colonnes du magazine Forbes, le groupe pharmaceutique est conscient que l’homologue de Swissmedic aux États-Unis va lui aussi souhaiter voir les résultats de l’étude en cours, d’où son hésitation.

Astrazeneca livrera les données supplémentaires «dans les semaines à venir»

Vendredi, le laboratoire britannique a affirmé que les données manquantes seront communiquées dans les semaines à venir. Les autorités règlementaires étasuniennes les examineront avant de donner leur feu vert pour une campagne de vaccination.

Il en sera de même pour la Suisse. Swissmedic doit tout d’abord vérifier les résultats avant de ne laisser ne serait-ce qu’une personne recevoir le vaccin britannique. Il ne pourra pas aller plus vite, même si le Conseil fédéral lui donnait un coup de main. «En vertu de la loi Covid 19, il est interdit de mettre des vaccins en circulation sans une autorisation» a déclaré le gouvernement fédéral.

Le vaccin britannique a récemment été sous les feux des projecteurs suite au décès d’une infirmière de 49 ans en Autriche. Même si la cause de la mort fait encore l’objet d’une enquête, un lot particulier de vaccins AstraZeneca a dû être écarté, car la victime avait été vaccinée peu de temps auparavant.

0 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
Les néonazis suisses reprennent du poil de la bête
Depuis l’attaque terroriste du Hamas, l'extrême droite surfe sur une nouvelle vague antisémite en Suisse aussi. Des militants appellent à la violence, nient l’Holocauste et propagent la haine contre les Juifs et les non-Blancs.

Il est effrayant de voir à quel point l'antisémitisme rampant devient de plus en plus visible dans notre société. Cela ne concerne pas seulement les islamistes et les extrémistes de gauche, mais aussi les néonazis. La haine propagée par les fans suisses d’Hitler s'accentue depuis le 7 octobre 2023. Les militants d'extrême droite gagnent en popularité sur les réseaux sociaux.

L’article