Coké dans le Jura bernois, il arrache l'arme d'un policier et tire
Il était près de 2 heures du matin, le 31 juillet dernier, lorsque la police cantonale bernoise a été appelée à intervenir à Nods (BE), dans le Jura bernois. Un homme, décrit comme en colère et désorienté, se trouvait dans un quartier de la commune. Les agents dépêchés sur place n'ont pas réussi à le calmer. Ils l'ont alors menotté et installé dans leur véhicule pour le conduire à l'hôpital, où il devait subir un examen médical.
Mais sur la route de Bienne, la situation a dégénéré. L'homme est parvenu à arracher son arme de service à un policier et a tiré un coup de feu dans la portière arrière du véhicule. Il a ensuite pris la fuite à pied, avant d'être rapidement rattrapé par les agents. Il a finalement été transporté à l'hôpital en ambulance, avait indiqué la police à la fin du mois de juillet.
Le Ministère public a ouvert une enquête pour mise en danger de la vie d'autrui, éventuellement tentative d'homicide, ainsi que pour d'autres infractions. Le suspect a contesté sa détention provisoire, mais le Tribunal fédéral lui a donné tort. Un récent arrêt de la Haute Cour apporte désormais de nouvelles précisions sur cette affaire.
Un tireur amateur sous l'emprise de la cocaïne
Selon l'arrêt du Tribunal fédéral, le coup de feu est parti alors que le suspect était aux prises avec deux policiers dans l'habitacle du véhicule. Même si l'homme ne visait pas directement les agents, les juges soulignent le danger:
L'homme a reconnu avoir provoqué le tir, mais affirme avoir simplement voulu «faire du bruit».
L'arrêt révèle également que le suspect souffre de dépression depuis deux à trois ans et qu'il était sous l'emprise de la cocaïne au moment des faits. Quatre semaines auparavant, il avait déjà dû être hospitalisé après une crise d'angoisse liée à la consommation de cette drogue. Malgré cet épisode, il avait consommé à nouveau.
Autre élément inquiétant pour les juges: l'homme pratique le tir et possède des armes à son domicile. Les autorités craignent qu'une nouvelle consommation de stupéfiants ne provoque des délires de persécution et ne le pousse à commettre d'autres actes graves. Le Tribunal fédéral a donc confirmé son maintien en détention provisoire, dans l'attente notamment d'une expertise psychiatrique. (adapt. jah)
