Cette solution au «tourisme criminel» ne fait pas l'unanimité en Suisse
67 cambriolages dans des garages argoviens ont été recensés l'an dernier. Les mesures en vigueur, notamment une task force de l'Office fédéral de la police spécialement dédiée à ces affaires, ne suffisent pas aux yeux d'Adrian Schoop, élu PLR du Grand Conseil argovien.
A la chaîne locale Tele M1, il indique:
Il a déposé une motion sur le sujet et s'est exprimé sans détour:
Le gouvernement argovien a répondu à l'intervention du Grand Conseil en évoquant des systèmes automatisés de recherche de véhicules et de surveillance du trafic (AVF). Ceux-ci apporteraient un soutien considérable au travail de la police. Mais il y a un problème de taille: l'absence de bases légales.
Une solution qui ne fait pas l'unanimité
Les systèmes AVF sont des caméras modernes qui captent les plaques d'immatriculation et les comparent avec les bases de données policières. Ils permettraient de localiser des véhicules volés faisant l'objet d'un avis de recherche et d'envoyer la police à l'endroit concerné.
Ces systèmes ont cependant leurs détracteurs. C'est le cas de l'avocat Viktor Györffy. Il accorde davantage de poids à la protection des données de la population qu'à la hausse du nombre de cambriolages, et qualifie même ces systèmes de surveillance de masse sans motif concret, à l'instar de ce qu'a indiqué le Tribunal fédéral. Pour Viktor Györffy:
Une initiative cantonale de Lucerne est actuellement pendante au Parlement national, selon Tele M1. Cette dernière demande qu'une base légale soit créée pour la recherche automatisée de véhicules.
Mais jusqu'à l'entrée en vigueur d'une telle loi, la police cantonale argovienne n'a d'autre choix que de continuer à soutenir sa task force. (mak)
