Le président du Conseil d'Etat tessinois démissionne après des scandales
Le président du Conseil d'Etat tessinois, Claudio Zali, a annoncé sa démission pour la fin septembre, a annoncé son parti ce mercredi. Le ministre de la Lega (droite) était enlisé dans plusieurs scandales depuis quelques jours.
La publication d'un enregistrement mercredi par la radio-télévision de la Suisse italienne (RSI) a suscité un véritable tollé. Cet audio, diffusé sur un profil anonyme sur Instagram, rapporte une conversation privée intervenue il y a quelques années entre un homme (identifié comme Claudio Zali, qui était déjà au gouvernement cantonal), et une amie. Celle-ci lui demandait un conseil sur comment venir à bout d'une harceleuse («stalker»).
«Tabasse-la»
«Tabasse-la comme je l'ai déjà fait moi-même», déclare le conseiller d'Etat, dont la voix est parfaitement reconnaissable. La RSI a indiqué avoir décidé de publier cet audio en raison de l'intérêt public et après en avoir vérifié l'authenticité.
Les réactions politiques n'avaient pas tardé. La gauche politique tessinoise a immédiatement exigé la démission de Zali, tandis que le PLR et le Centre ont demandé sa suspension provisoire immédiate. Dans un deuxième temps, l'UDC a également demandé la démission du ministre, lâché également par la Lega.
Après plusieurs jours d'incertitude, Zali a finalement annoncé sa démission. Dans une lettre envoyée aux médias, il affirme ne jamais avoir frappé de femme et évoqué «un coup de gueule privé de la part d'une personne exaspérée».
D'autres affaires
Claudio Zali fait déjà l'objet d'une enquête, révélée fin juin, de la commission de contrôle de gestion du Grand Conseil tessinois. Le ministre aurait tenté d'intervenir dans le cas d'un adolescent de 14 ans placé en détention pour avoir participé à la séquestration d'un autre mineur. Zali connaissait personnellement la mère du jeune.
Le conseiller d'Etat est également accusé d'avoir exercé de fortes pressions sur l’hôpital cantonal (EOC) pour l’embauche d’une amie à lui. (ats/asi)
