Paléo compte sur lui pour se prémunir d'une catastrophe naturelle
Depuis plusieurs années, Frédéric Glassey, météorologue chez MeteoNews, assure une permanence directement au cœur de Paléo. Une mission discrète, mais essentielle pour la sécurité du plus grand festival open air de Suisse. Avec deux autres collègues, ils assurent un tournus.
«On est là pour décrire une situation météo et les risques potentiels», explique-t-il. «Tout ce qui relève de l'interprétation du risque et des décisions appartient ensuite aux responsables sécurité.»
«Ce n'est pas à moi de décider»
Le météorologue insiste d'ailleurs sur ce point, souvent mal compris. Non, ce n'est jamais eux qui ordonnent l'évacuation d’un festival.
Un rôle qui s'arrête à l'analyse scientifique de la situation. A partir de là, les équipes de sécurité évaluent les conséquences possibles et choisissent les mesures à prendre.
Et celles-ci ne se résument pas à une éventuelle évacuation. Selon la situation, il peut simplement s'agir de diffuser un message sur les écrans du festival, de recommander aux festivaliers de ne pas s'abriter sous une tente en cas de fortes rafales ou encore de faire passer différentes consignes de sécurité, comme la fermeture des parkings ou l'interdiction des barbecues. L'évacuation complète ne représente que l'ultime recours.
Une place au cœur de la cellule de crise
Ainsi, pendant toute la durée de Paléo, les trois hommes travaillent depuis le centre névralgique du festival, à proximité immédiate de la centrale de sécurité. «Il y a un espace réservé au météorologue. On dispose de nos écrans, de nos stations météo et de tous les outils nécessaires pour surveiller en permanence l'évolution de la situation.»
Lorsqu'un phénomène potentiellement dangereux approche, l'information est immédiatement transmise aux personnes concernées. Ensuite, toute une chaîne de décision prévue par le festival entre en action.
Et la mission du météorologue ne débute pas avec l'ouverture des portes. Le suivi météo accompagne également le montage et le démontage, deux périodes qui peuvent elles aussi présenter des risques importants pour les équipes.
Derrière cette mission se cache aussi un important travail de vulgarisation. Les cartes météo, les probabilités et les modèles numériques doivent être traduits en informations compréhensibles par des personnes qui ne sont pas météorologues.
Les artistes? Les concerts? Pendant que les festivaliers regardent la scène, les spécialistes continuent surtout de surveiller le ciel. «Quand la situation devient tendue, on est dans notre bulle. C'est concentration maximale», sourit-il.
