DE | FR

La liberté de la presse est en danger en Suisse

Image: Shutterstock
Selon Reporters sans frontière, la liberté de la presse est stable en Suisse, mais ce résultat pourrait être remis en question, car il ne reflète pas certains faits récents.
20.04.2021, 06:0020.04.2021, 19:26

Le score réalisé par la Suisse dans le classement mondial de la liberté de la presse 2021 publié mardi par Reporters sans frontières reste stable. La Suisse perd néanmoins deux places et se trouve désormais en 10e position, derrière la Nouvelle Zélande et le Portugal, en raison de la légère progression de ces pays.

Les dix premiers sont:

  1. Norvège
  2. Finlande
  3. Suède
  4. Danemark
  5. Costa Rica
  6. Pays-Bas
  7. Jamaïque
  8. Nouvelle-Zélande
  9. Portugal
  10. Suisse

La Suisse continue donc à faire partie de la zone «blanche» du classement mondial, regroupant les pays où la liberté d’informer est la mieux protégée en comparaison internationale. Ce bon résultat pourrait toutefois être remis en question à l’avenir, estime Reporters sans frontières Suisse.

Selon l'organisation, le classement ne reflète pas la brusque et récente montée des agressions verbales et parfois physiques contre des journalistes et des médias en Suisse.

Montée de l'hostilité

La section suisse de RSF se dit extrêmement préoccupée par cette hostilité toujours plus marquée à l’égard des médias, à laquelle la Suisse n'échappe plus et qui s’est fortement accrue au cours de la crise sanitaire, spécialement ces dernières semaines.

Les agressions verbales, insultes, grossièretés, menaces et même violences physiques se multiplient contre des journalistes. Lors de manifestations organisées par les opposants aux mesures sanitaires, les représentants des médias ont été à ce point conspués qu’ils ont pu craindre pour leur intégrité physique.

  • le mois dernier à Liestal (BL), l’un d’eux a reçu un coup de poing en plein visage
  • A Altorf (UR), c’est un jet de pierre qui a visé un journaliste
  • Dans un tout autre contexte, des déprédations ont été commises sur des véhicules du quotidien fribourgeois «La Liberté» à Bulle

Partout dans le monde, RSF s’engage pour que les professionnels de l’information puissent travailler librement et en sécurité.

«Nous déplorons que cette sécurité soit désormais menacée en Suisse aussi»
RSF Suisse

La pandémie a également accru la fragilité économique des médias et renforcé le mouvement de concentration et de disparition de titres, relève RSF Suisse, qui espère que le Parlement fédéral terminera rapidement l’examen du dossier de l’aide aux médias. (ats)

Une année de Covid-19, retour en images

1 / 17
Une année de Covid-19 en Suisse, retour en images
source: keystone / jean-christophe bott
partager sur Facebookpartager sur Twitterpartager par WhatsApp

Plus d'articles sur le thème «Suisse»

L’armée suisse irait bien faire sa pub dans les écoles

Link zum Artikel

Mais où sont donc passés les opposants au mariage pour tous?🤔

Link zum Artikel

Cette fois ça y est: le Conseil fédéral donne son OK au F-35 américain

Link zum Artikel

Pourra-t-on vraiment, en Suisse, faire sans les centrales nucléaires?

Link zum Artikel

La Grève pour l'Avenir réunit plus de 30 000 personnes en Suisse

Link zum Artikel

La droite appelle le PS à stopper l'initiative contre les F-35

Link zum Artikel

Le Conseil fédéral étudie un outil de contrôle des imams

Link zum Artikel

Personnaliser les affiches de l'OFSP? Oui, mais interdit d'écrire «Trump»!

Link zum Artikel
Montrer tous les articles
2 Commentaires
Comme nous voulons continuer à modérer personnellement les débats de commentaires, nous sommes obligés de fermer la fonction de commentaire 72 heures après la publication d’un article. Merci de votre compréhension!
2
De l'armée à Instagram: Berne a déjà tout prévu sur le don d'organes
Le peuple suisse a accepté d'introduire le principe du consentement présumé pour le don d’organes, le 15 mai. Cela nécessite maintenant une vaste campagne d'information et les plans sont déjà prêts.

«Voulez-vous faire don de vos organes après votre mort ?» C'est précisément la question qui se posait à tous les citoyens suisses le 15 mai. Et le peuple a approuvé la modification de la loi sur la transplantation, toute personne ne souhaitant pas faire don de ses organes après sa mort devra s'inscrire dans un registre pour dire qu'il refuse le don.

L’article