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Réfugiés ukrainiens: les propos jugés racistes d'un leader UDC choquent

Mercredi, le président du groupe parlementaire UDC aux Chambres fédérales Thomas Aeschi s'est exprimé au sujet des réfugiés ukrainiens non natifs cherchant à fuir la guerre. Ses propos perçus comme racistes scandalisent.
17.03.2022, 10:2717.03.2022, 19:35
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La polémique prend de l'ampleur. Mercredi 16 mars, Thomas Aeschi, le chef du groupe parlementaire aux Chambres fédérales de l'UDC, s'est exprimé au cours d'un débat urgent au sein du Parlement à propos de la guerre en Ukraine, a rapporté Blick le jour même.

Contrairement à la plupart des politiciens s'étant montrés disposés à l'accueil des réfugiés ukrainiens en Suisse, le chef de l'UDC s'est opposé à l'aide proposée par le pays. Plus particulièrement celle accordée en faveur des immigrés installés en Ukraine et cherchant à quitter le territoire actuellement attaqué par les troupes russes.

«Il ne faut pas que des Nigériens ou des Irakiens avec des passeports ukrainiens violent soudainement des Ukrainiennes de 18 ans! Cela ne doit pas être autorisé»
Thomas Aeschi, élu l'UDC

Relayant une affaire de viol survenu le 6 mars 2022 dans un centre pour réfugiés ukrainiens à Düsseldorf, en Allemagne, le Zougois a expliqué vouloir éviter qu'en Suisse aussi, des «Nigériens ou Irakiens détenant un passeport ukrainien violent des Ukrainiennes de 18 ans». Cela avant de spécifier que le pays avait besoin de «vrais réfugiés» ne séjournant pas de manière temporaire.

Les propos (en allemand) de l'élu UDC 👇

Vidéo: watson

Ces déclarations, dont l'extrait vidéo a été publié sur le site du Parlement, ont en quelques heures, fait le tour de Twitter. Elles ont suscité de vives réactions.

«Racisme décomplexé»

Pour la majorité des internautes, ces propos ne passent pas. Ces derniers se sont levés contre ce qui est apparu comme un «racisme décomplexé», tant de la part du parti de Thomas Aeshi, pour certains, que du Parlement, pour d'autres qui ont déploré que ce dernier ne soit pas revenu sur les propos du conseiller national.

L'incident a également été commenté par des personnalités publiques comme Léonore Porchet. Pour la députée Vert, qui s'est également exprimée sur le réseau social, la position d'Aeschi n'est pas étonnante. Elle se conforme, selon elle, à «la prise de position du groupe» auquel le politicien appartient. 👇

Ce n'est pas la première fois qu'un membre de l'UDC est dans la tourmente pour des propos jugés xénophobes, a rappelé Blick. En 2017, les anciens secrétaires généraux de l'UDC Martin Baltisser et Silvia Bär avaient été condamnés pour discrimination raciale après avoir diffusé une publicité à l'encontre de la population kosovare.

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