Baston, fermetures: la vente de la «Royal Pop» de Swatch dégénère
Cela devait être une fête pour les fans et les collectionneurs. Or, samedi, la mise en vente de la collection «Royal Pop», née de la collaboration très attendue entre Swatch et Audemars Piguet, a méchamment dégénéré. Sur les réseaux sociaux, de nombreuses vidéos font état de grosses tensions et même de bagarres devant les boutiques.
Ce fut notamment le cas à Milan où, dans la file d’attente, des émeutes ont éclaté et des chaises ont volé, mais aussi à Bâle où, selon watson, la police a dû intervenir. Selon 20 Minutes, la police a également dû intervenir à Lausanne ce matin.
- Royal Pop: émeutes et fermetures des boutiques Swatch
Pour rappel, la collection «Royal Pop» a officiellement été mise en vente mondialement ce samedi et il n’était possible de n’acheter qu’une montre par personne et par boutique. De quoi électriser les échoppes du géant suisse de l’horlogerie, puisque des milliers de clients potentiels ont campé parfois plusieurs jours devant les vitrines de Swatch.
Pourtant, à peine quelques heures après l’ouverture des boutiques, samedi, les boutiques Swatch du monde entier ont fermé abruptement les unes après les autres. De Londres à Dubaï, en passant par Manchester, la France et, évidemment, la Suisse. Au point que la marque a officiellement communiqué sur son compte Instagram, par l’intermédiaire d’une story plutôt alarmante:
Selon nos informations, les aéroports de Genève et Zurich étaient bondés et l'ambiance «électrique». watson a tenté de contacter le service de presse de l'Aéroport de Genève, pour l’heure sans succès. A Berne, tout s’est bien passé, selon nos informations.
De son côté, la BBC a informé que la plupart des boutiques Swatch ne rouvriraient pas aujourd’hui au Royaume-Uni. On parle notamment de Londres, Birmingham, Cardiff, Glasgow, Liverpool, Manchester et Sheffield.
Depuis que Swatch a dévoilé, mardi soir, les huit modèles issus de la collection «Royal Pop »avec Audemars Piguet, l’hystérie avait laissé sa place à une certaine stupéfaction, du moins sur les réseaux sociaux: une montre de poche qui ne porte pas au poignet, que certains ont qualifié de jouet «Happy Meal» et de «désastre marketing» pour AP. A voir comment les boutiques ont été prises d’assaut aujourd’hui, force est de constater que l’engouement a bien été au rendez-vous.
Les deux maisons horlogères suisses ont-elles été dépassées par leur coup de force?
