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Sondage

Chers lecteurs, on connait votre avis sur le nucléaire (et vous adorez ça)

En complet décalage avec la votation de 2017 prévoyant une sortie à terme du nucléaire en Suisse, les lecteurs et lectrices ayant répondu au sondage-questionnaire de watson plébiscitent son maintien.
31.01.2022, 12:1631.01.2022, 13:02

Du 27 janvier à midi au 30 janvier à midi, vous avez eu la possibilité, chères lectrices, chers lecteurs de watson, de répondre à un sondage-questionnaire portant sur l’énergie nucléaire en Suisse. Il convient de préciser que ce sondage-questionnaire n’a pas de valeur scientifique. Il a une valeur indicative, celle, en l’occurrence, fournie par vos réponses. A noter que les partisans et opposants au nucléaire, informés via les comptes Twitter de leurs principaux porte-parole de l’existence de notre enquête dès sa mise en ligne, avaient la possibilité de répondre.

Voici vos réponses:

  • Oui ou non, êtes-vous prêts à envisager le maintien d’une production d’énergie nucléaire en Suisse au-delà de la fin de vie des quatre réacteurs encore en activité? A cette question, vous êtes 71% à avoir répondu «oui». Il s’agit là d’un revirement complet par rapport à la votation de 2017, où, six ans après l’accident nucléaire de Fukushima au Japon, 58,2% des Suisses avaient approuvé la nouvelle loi sur l’énergie, qui prévoit une transition vers les énergies renouvelables et l’abandon progressif de la production indigène d’énergie nucléaire. Les cantons romands avaient plébiscité cette loi, le canton de Vaud tenant le record national avec 73,5% de «oui».
  • Vous êtes une majorité (56%) à considérer qu'il faudrait conserver quatre réacteurs nucléaires, ce qui correspond à la part du nucléaire (20%) dans la consommation électrique en Suisse même. A 33%, vous êtes favorables au maintien d'un seul réacteur nucléaire, comme «garantie énergétique», un peu comme un approvisionnement d'appoint, alors que la Suisse développerait par ailleurs des infrastructures produisant des énergies renouvelables.
  • Explication et confirmation du revirement observé dans la première réponse? Parmi les personnes ayant répondu à l'enquête de watson, 65% qui déclarent avoir voté «oui» à la sortie programmée du nucléaire, affirment qu'elles voteraient «non» aujourd'hui.
  • A l'inverse, seuls 24% de celles et ceux qui disent avoir voté «oui» en 2017, voteraient encore «oui» aujourd'hui.
  • Vous êtes 35% à penser que la raison qui milite le plus pour le maintien d'une production d'énergie nucléaire sur sol helvétique est celle liée à l'«indépendance» énergétique de la Suisse. La raison la moins invoquée est celle qui consiste à dire que le nucléaire a moins d'impact sur le paysage que des éoliennes.
  • A la question inverse, la réponse qui sort en tête obtient la majorité absolue: à 54%, vous estimez que la fabrication d'énergie nucléaire doit cesser en Suisse, car il s'agit là d'une énergie dangereuse en cas d'accident et qui par ailleurs produit des déchets radioactifs dont la durée de vie peut atteindre des milliers d'années.
  • Enfin, et cela paraît conforme aux précédentes réponses, vous avez une préférence marquée (59%) pour un mix «renouvelables + nucléaire», devant les «renouvelables» seules (29%).

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Intimidation LGBT à l'Uni de Genève: «Nous ne nous autocensurerons pas»
L'organisatrice de la conférence interrompue mardi livre son témoignage à watson. Nous avons aussi recueilli le point de vue de la coordinatrice du groupe LGBTIQ+ du Parti socialiste genevois.

Mardi soir, il n’y a pas que les fiches du conférencier Eric Marty qui ont été déchirées par des activistes LGBTIQ+. «Les miennes aussi», raconte l’organisatrice de la conférence, Nathalie Piégay, directrice du Département de français moderne de l’Université de Genève, où les faits se sont produits. Eric Marty, professeur à l’Université de Paris, invité à présenter son livre «Le sexe des modernes» (éditions Le Seuil), n’avait pas prononcé trois mots lorsqu’une «trentaine d’activistes masqués», rapporte Nathalie Piégay, ont fait irruption dans la salle Ferdinand-de-Saussure, située dans le bâtiment d’Uni Bastions.

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