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L'alpiniste suisse Max Eiselin est décédé

Der Bergsteiger Max Eiselin, Expeditionsleiter der Dhaulagiri-Expedition, am 12. Maerz 1960 vor dem Abflug auf dem Flughafen Kloten. (KEYSTONE/PHOTOPRESS-ARCHIV/Str)
Max Eiselin en 1960.Image: PHOTOPRESS-ARCHIV

L'alpinisme suisse perd l'un de ses pionniers

Max Eiselin est décédé à l'âge de 94 ans. Il était notamment connu pour avoir dirigé la première ascension du Dhaulagiri, septième plus haut sommet du monde.
14.07.2026, 06:1814.07.2026, 06:18

Max Eiselin, pionnier suisse de l'alpinisme, est décédé le 9 juillet à l'âge de 94 ans. Selon un avis de décès publié mardi, il se trouvait «dans la dernière ligne droite, raide et éprouvante», vers son dernier grand sommet.

Il avait désormais atteint le sommet – « épuisé physiquement, mais satisfait et libre comme un oiseau», peut-on lire dans la nécrologie parue dans la Luzerner Zeitung. Il contemplait le long chemin parcouru et revoyait une dernière fois toute la beauté et le caractère unique de son parcours de vie.

Eiselin a vécu à plusieurs reprises des expériences uniques. Sous sa direction, la première ascension du Dhaulagiri, septième plus haut sommet du monde, a été réalisée en mai 1960. Dans un article publié sur le site web du Club alpin suisse (CAS), l’ancien chef d’expédition décrit comment les alpinistes portaient des bottes en peau de renne, utilisaient des tentes qu’ils avaient cousues eux-mêmes et comment les bouteilles d’oxygène n’avaient pas une pression suffisante.

«C’est ainsi que nous sommes devenus "par la force des choses" la première expédition à se passer d’oxygène»
Max Eiselin

C’est également à l’occasion de cette première ascension que l’avion «Yeti» s’est fait connaître. Ce Pilatus-Porter servait alors d’avion de transport lors de la huitième expédition visant la première ascension du Dhaulagiri. «Mais c’est cet avion qui a coûté le sommet à Eiselin», écrit mardi la Neue Zürcher Zeitung dans une nécrologie. Le chef d’expédition a en effet dû s’occuper d’une panne de moteur de l’avion – et a ainsi manqué le rendez-vous avec ses camarades. Il n’a donc pas atteint lui-même le sommet.

Un premier magasin d'alpinisme

Le Lucernois a également fait preuve d’un esprit pionnier en tant qu’entrepreneur. Dans les années 1950, il a été le premier en Suisse à ouvrir un magasin vendant des articles de sports de montagne, rapporte la Neue Zürcher Zeitung.

Jeune alpiniste et skieur de randonnée, il ne pouvait ni ne voulait se contenter de l’offre souvent très limitée en équipement de montagne proposée dans les magasins de sport, avait rapporté l’agence de presse Keystone-ATS en 2017. Cet article avait pour occasion la fermeture du dernier magasin Eiselin spécialisé dans les sports de montagne en Suisse. (jzs/ats)

Leur bébé dans les bras, ils ont voulu faire le sommet
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