Le Tessin renforce la surveillance du virus du Nil
Le Tessin accueillera un nouveau centre de compétence national consacré à la surveillance du virus du Nil occidental. L'Institut de microbiologie de la Haute-Ecole spécialisée de la Suisse italienne (SUPSI), à Mendrisio, coordonnera les activités menées conjointement par les autorités fédérales et cantonales.
Pour rappel, ce virus se transmet essentiellement par les moustiques. En Suisse, un seul cas humain de contamination a été confirmé à ce jour.
Limiter les risques de transmission
L'objectif est d'améliorer la détection précoce du virus chez les animaux, les moustiques et les humains afin de limiter les risques de transmission. Le dispositif repose sur l'approche dite «Une seule santé», qui considère de manière conjointe la santé humaine, animale et environnementale.
«Il est nécessaire d'agir rapidement afin de protéger la population», a souligné jeudi à Mendrisio la directrice de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), Anne Lévy. Même si un seul cas humain contracté en Suisse a été recensé à ce jour, les autorités estiment indispensable de renforcer la vigilance.
Le Tessin, porte d'entrée du virus en Suisse
Le choix du Tessin n'est pas anodin. Selon le médecin cantonal Giorgio Merlani et le directeur de l'Institut de microbiologie de la SUPSI Francesco Origgi, le canton pourrait devenir à l'avenir la principale porte d'entrée du virus en Suisse. Dans le nord de l'Italie, celui-ci est déjà largement établi dans les populations de moustiques.
Détecté pour la première fois en Suisse chez des moustiques indigènes en 2022, le virus du Nil occidental circule principalement parmi les oiseaux sauvages. Il est transmis à l'être humain par les piqûres de moustiques.
Selon l'OFSP, environ 80% des personnes infectées ne présentent aucun symptôme. Chez les autres, l'infection peut provoquer une forte fièvre ainsi que des symptômes proches de ceux de la grippe. (ag/ats)
