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A Lugano la manif est «un peu comme une Street Parade, mais militante»

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L'ambiance est restée très festive, tout au long du cortège. andrea cavazzoni

Une semaine après la démolition controversée d'un centre culturel autogéré à Lugano, des milliers de personnes sont descendues dans les rues sur fond de crise politique. Au final, (presque) tout s'est bien passé.



Des milliers de personnes ont investi les rues de Lugano (TI) ce samedi. Le cortège de la manifestation de protestation contre la destruction du lieu culturel du Molino s'est ébranlé dans une atmosphère détendue et festive: «C'est peu comme une Street Parade, mais militante. L'ambiance est similaire», témoigne un participant.

Des jeunes, des plus vieux et même des enfants ont défilé à la manif'. Une remorque diffusait de la musique et les gamins circulaient avec des ballons. Aucun policier n'était visible au départ du cortège.

Vidéo: watson

Ce dernier, tout le long de l'après-midi a traversé la ville sans confrontation avec les forces de l'ordre. Toutefois, quelques éléments perturbateurs, qui suivaient la queue du cortège, ont fait des graffitis et cassé une vitrine. La plupart des manifestants ont condamné ces actes.

A noter également que peu de gens portaient un masque et les mesures de distanciation sociale étaient inexistantes.

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Manifestation à Lugano
source: andrea cavazzoni / andrea cavazzoni
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Musique jusqu'à minuit

Après être passé devant l'ancien squat, le défilé a progressé jusqu'à la place de Molino Nuovo, où il s'est immobilisé. Là, vers 18 heures, les gens (enfants compris) continuaient d'écouter de la musique et se préparaient à un joli début de soirée. Seuls quelques policiers étaient visibles, à bonne distance des festivités. La musique a continué jusqu'à minuit, et la place s'est vidée progressivement.

Vidéo: watson

Même si la police se montrait discrète autour du cortège, elle était largement mobilisée, a indiqué la RTS. Des renforts sont même venus d'autres cantons. La crainte? L'apparition de Black bloc ou d'une manifestation parallèle, mais d'extrême droite.

En réaction à un événement violent

Les instructions des organisateurs étaient claires: la manif' sera «bruyante et déterminée». «Apportez des casseroles, des tambours, des sifflets, etc.», pouvait-on lire dans un flyer qui circulait en ligne depuis quelques jours.

Organisé sous le slogan «Nos idées ne s'expulsent pas», l'événement intervient une semaine après l'évacuation et la démolition du COSA Molino, un squat et centre culturel qui existait depuis près de 20 ans dans le cœur de Lugano.

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Le flyer de la manifestation Image: frecciaspezzata.noblogs.org

Totalement imprévue, la démolition du Molino a sucité un tollé au Tessin. La municipalité est notamment accusée d'avoir rasé le squat sans demander un permis spécifique. Le Ministère public tessinois a ouvert une procédure pénale. Pire: alors que les autorités assurent que la décision a été prise sur le moment, des documents diffusés par Unia suggèrent que l'action a été planifiée.

L'évacuation et la démolition du Molino, à Lugano

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L'évacuation et la démolition du Molino, à Lugano
source: sda / samuel golay
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