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La fuite de l'ambassadeur de Suisse en Ukraine racontée en 10 punchlines

L'ambassadeur de Suisse à Kiev vient de quitter l'Ukraine en guerre, après un périple de plusieurs jours qu'il a raconté à 24 Heures. Résumé en dix citations.
04.03.2022, 10:1004.03.2022, 11:15

Dans une chronique pour 24 Heures, Claude Wild, ambassadeur de Suisse en Ukraine, a raconté les jours qui ont précédé et suivi l'invasion du pays par les troupes russes, le 24 février 2022. Quelques extraits du récit de cette évacuation éprouvante de la zone de guerre.

Les jours précédents l'offensive, pas de panique:

«La vie chez nous à Kiev se poursuivait normalement (...) On ne voulait pas créer de panique supplémentaire»

Le 24 février, premier jour de l'attaque russe, Claude Wild est à Kharkiv:

«J’ai passé la nuit dans un hôtel, dans une chambre au 17e étage. Vers cinq heures, alors que j’étais encore au lit, un collaborateur de Kiev m’a appelé et m’a dit: «Claude, on tire des coups de feu ici!»

Il lui faut alors vite retourner à Kiev:

«Nous avons parcouru à toute vitesse les 600 kilomètres qui nous séparaient de la capitale. Ma Skoda n’avait jamais roulé aussi vite»

La première nuit à Kiev...

«Nous n’avons pas de bunker à l’ambassade, mais certains ont passé la nuit dans la cave de l’ambassade et d’autres dans le bureau. J’ai dormi dans le bureau»

Le troisième jour, la situation se dégrade sérieusement

«Nous n’étions plus que cinq à l’ambassade. Auparavant, il y avait surtout eu des frappes militaires ciblées sur les infrastructures. Mais maintenant, nous entendions de nombreux projectiles ainsi que la défense antiaérienne»

Mais l'objectif reste inchangé:

«Rester aussi longtemps que possible. Notre tâche principale consistait à trouver des Suisses qui étaient encore à Kiev»

Le 27 février, après le discours du Conseil fédéral:

«Nous avons vu que l’armée russe encerclait de plus en plus Kiev et que des obusiers blindés russes arrivaient. La probabilité d’un scénario de guerre à grande échelle avait donc augmenté, tout comme les risques qu’il y avait à rester sur place»

Le 28 février, alors que le CICR et l'ONU quittent la ville, il faut se résoudre:

«Nous nous sommes alors dit: Bon, maintenant, nous aussi, on fait nos bagages»

A 17h30, la délégation suisse quitte Kiev. Début d'un long périple:

«Nous devions sans cesse changer notre plan de voyage en fonction de la situation, toutes les six heures environ. (...) Nous avons décidé de quitter l’Ukraine via la Moldavie»

Le périple s'achève enfin le 2 mars:

«En raison de la fermeture de l’espace aérien, nous avons dû rouler encore trois heures jusqu’en Roumanie. De là, j’ai pris un vol pour la Suisse»

A l'heure actuelle, l'ambassade à Kiev est temporairement fermée. En attendant, les principaux services sont dispensés depuis la centrale à Berne. Claude Wild est toujours l’ambassadeur de Suisse en Ukraine. (mbr)

L'opération militaire russe en images

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La guerre en Ukraine en images
source: sda / efrem lukatsky
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Les diplomates de l'ONU quittent la salle lors d'un discours du ministre russe

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