Ce magnat romand de l'immobilier tente de sauver son permis de conduire
«J’admets les faits, mais il y a quelques détails qui ne jouent pas», a déclaré Bernard Nicod vendredi lors de son audience à Vevey (VD), que 24 heures a suivie. L'homme, à la tête de la puissante société immobilière éponyme, s'est présenté devant les juges pour un excès de vitesse commis à Lutry (VD) en 2023.
Selon le quotidien vaudois, Il avait alors été flashé par un agent de Police Lavaux à l'aide d'un pistolet radar. Sa vitesse: 75 km/h au lieu des 50 km/h autorisés sur le tronçon.
Ces faits lui ont valu début 2024 une condamnation par ordonnance. Le promoteur avait alors écopé d'une peine pécuniaire avec sursis de 1400 francs et d'une amende de 300 francs.
Un vice de procédure
Sauf que comme le rappelle 24 heures, une sanction définitive vaudrait également à Bernard Nicod l'ouverture d'une procédure administrative auprès du Service des autos. Il risquerait alors un retrait de permis de trois mois.
Le magnat de l'immobilier s'est opposé à cette ordonnance. Au tribunal, il a assuré avoir eu «l'impression d’être à moins de 70 km/h» lors des faits, relate le journal vaudois.
Il a également remis en cause la fiabilité des pistolets radars de la police. Selon son avocat, ceux-ci ne seraient fiables qu'en ligne droite et à plat, alors que Bernard Nicod circulait à ce moment dans un virage en pente.
Une marge d’erreur n'a donc pas été prise en compte, estime l'homme de loi. Selon 24 heures, il a également fait valoir un vice de procédure: le nom du policier qui a effectué le contrôle à Lutry (VD) en 2023 ne serait pas le même que celui qui est venu témoigner de la fiabilité du pistolet radar.
Il a dès lors plaidé l’acquittement de son client, rapporte le journal vaudois. (jzs)
