Suisse
Vaud

Affaire Dittli: le Centre Vaud a un nouveau président

Giancarlo Sergi, candidat a la presidence du Centre, pose pour le photographe lors de l'assemblee Generale du Centre Vaud ce mardi 19 mai 2026 a La Tour-de-Peilz. (KEYSTONE/Cyril Zingaro)
Giancarlo Sergi est surtout une figure connue en dehors du sérail politiqueKeystone

Le parti de Valérie Dittli a un nouveau président

Giancarlo Sergi reprend les rênes du Centre Vaud en pleine affaire Dittli. C'est le cinquième président de la formation en trois ans.
20.05.2026, 06:1320.05.2026, 06:13

Le Centre Vaud a un nouveau président, le cinquième en trois ans. Giancarlo Sergi a été élu mardi soir lors de l'assemblée générale du parti centriste à la Tour-de-Peilz. Il succède à Michele Mossi qui assurait l'intérim depuis le retrait de Mario-Charles Pertusio.

Giancarlo Sergi est surtout une figure connue en dehors du sérail politique. Il s'agit de l'ancien président de Swiss Basketball (2014 à 2024). De 2022 à 2025, il a également été directeur général du Béjart Ballet Lausanne (BBL). Le résident d'Echichens est président du Centre pour le district de Morges depuis septembre dernier.

Giancarlo Sergi est un pr�sident sous pression
Giancarlo Sergi, ancien président de Swiss Basketball.Keystone

Sergi a été élu par acclamation. Il était opposé à Gabriel Mühlebach, qui a finalement retiré sa candidature, a indiqué à Keystone-ATS le président sortant. Mühlebach avait été battu en juillet 2025 par Pertusio, alors syndic d'Eysins et président du Centre du district de Nyon. Ce dernier s'était ensuite mis en retrait pour des raisons de santé, d'où l'intérim assuré par Mossi.

Avant ce dernier, Ludovic Paschoud, vigneron-encaveur à Lutry, avait été élu en juin 2024 à la tête du parti, succédant à Emilio Lado, en place, lui, depuis juin 2022. Sergi est donc le cinquième président du Centre Vaud en trois ans.

L'accord confidentiel de Valérie Dittli

L'assemblée générale de mardi soir n'était pas ouverte aux médias. Elle devait potentiellement aborder la situation de la conseillère d'Etat centriste Valérie Dittli. A ce stade, rien n'avait encore filtré à ce sujet.

Dittli, épinglée dans plusieurs rapports et visée par une instruction pénale pour abus d'autorité, a redit il y a deux jours dans une interview au Matin Dimanche qu'elle n'entendait pas démissionner. Reste qu'elle est toujours sous pression depuis la publication en avril du rapport de l'ancien juge cantonal Jean-François Meylan.

Selon celui-ci, la ministre a bel et bien conclu un accord confidentiel avec l'ancien président de la commission foncière rurale pour qu'une plainte pénale à son encontre – pour calomnie et abus d'autorité – soit retirée, sans en avertir le Conseil d'Etat. La convention prévoyait aussi l'octroi de 10 000 francs d'argent public au plaignant. Epinglée pour avoir menti et caché des informations, elle s'est aliéné les autres membres du gouvernement.

Une résolution au Grand Conseil

Concernant les frais d'avocats à la charge de l'Etat, selon la présidente du Conseil d'Etat Christelle Luisier, le montant assumé par le canton s'élève à 79 956,85 francs. Ce montant comprend les frais du litige avec l'ancien président de la commission foncière rurale et ceux de la procédure pour abus d'autorité.

Pour rappel, le Grand Conseil vaudois a voté une résolution en avril appelant formellement la conseillère d'Etat âgée de 33 ans à démissionner. Même si le texte est avant tout symbolique, il voulait être «un message fort» pour que la ministre prenne cette décision par elle-même. (jzs/ats)

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