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La pandémie n'a pas encore eu d'impact sur les notes

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Image: KEYSTONE

Les jeunes ne paieraient pas un aussi lourd tribut que l'on aurait pu le croire dans le canton de Vaud. Le taux d'élèves en situation d'échec est en baisse.



Le canton de Vaud a établi un bilan provisoire des conséquences de la crise sanitaire sur les résultats des élèves de l'obligatoire et des gymnases. Le constat est «plutôt rassurant», selon les données réunies à l'issue du premier semestre 2020-2021, affirme, vendredi, le gouvernement.

«Certes, des indices ponctuels d'une détérioration existent, mais celle-ci se révèle moins marquée qu'on ne le redoutait après le confinement du printemps dernier et à la suite des quarantaines à répétition de l'année scolaire en cours», observent les services de la ministre des écoles Cesla Amarelle.

«C'est seulement, dans la longue durée, que l'impact global de la crise sanitaire sur les notes et les parcours scolaires pourra être mesuré par le Département de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC) qui y restera attentif», explique-t-il.

Que nous apprennent ces données?

Les notes

Les notes des élèves sont très proches de celles des années passées. Le taux d'élèves en situation d'échec est globalement en légère baisse au degré primaire. Il est en légère hausse au degré secondaire, mais sans que cela paraisse alarmant, souligne cette direction.

Manque d'école

Le nombre d'élèves contraints de manquer l'école, au cours du semestre écoulé, est en baisse. Ce résultat coïncide avec les constats des pédiatres, explique la DGEO: la transmission des virus habituels de la grippe et de la grippe intestinale a nettement diminué grâce au respect généralisé des gestes barrières.

L'absence

En revanche, la durée moyenne des absences est en nette augmentation (+30%). Cela reflète les mises en quarantaine ordonnées par le médecin cantonal pour prévenir la circulation du Covid-19. Les effets des absences sur les résultats scolaires sont similaires à ceux de l’année précédente. Les absences prolongées, dues aux quarantaines, n’ont donc pas un impact significatif sur les résultats.

Quid du gymnase?

Si le pourcentage de gymnasiens, présentant un bulletin insuffisant à fin janvier varie énormément entre les établissements, il n'est pas constaté de péjoration significative et généralisée des résultats, sauf en 1ère année de l'Ecole de culture générale.

Les témoignages concordants des directions de gymnases indiquent qu'il n’existe pas de lien évident entre les résultats insuffisants, obtenus au 1er semestre, et les situations individuelles subies d'isolement ou de quarantaine, constate la DGEP.

En revanche, un constat récurrent, pas nouveau, est tiré dans tous les gymnases: cette année, comme les années précédentes, les élèves en échec sont en moyenne plus souvent absents que les élèves qui réussissent. L'absentéisme constitue le principal facteur d'échec sur le parcours des gymnasiens.

Surtout dans le contexte où la santé psychique des jeunes en formation est fragilisée par la pandémie et par ses effets durables en termes de restrictions de sorties et de réunions en groupe.

Quelles solutions? 💸

Face à tous ces constats, les services de Mme Amarelle ont mis en place toute une série de mesures de soutien pour 2020 et 2021: réduction de l'effectif de classes difficiles afin d'améliorer le suivi individuel des élèves, appuis individuels donnés en classe, cours intensifs d'appui délivrés à des petits groupes d'élèves menacés de décrochage et, au gymnase, cours d'appui tous azimuts (plus de 15'000 heures au total).

Coût total de ces dispositifs d'aide: environ 5 millions de francs. (ats)

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