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Manif pro-Palestine: sous pression, ce collectif féministe ruse

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Manif pro-Palestine: pressé par l'Unil et l'EPFL, ce collectif ruse

Sommé d'ôter les acronymes Unil et EPFL avant une manifestation pro-Palestine samedi à Lausanne, un collectif féministe opère une contraction. Les directions de l'Université et du Poly se donnent le temps de la réflexion.
09.10.2026, 17:0709.10.2026, 17:18

Les directions de l’Université et de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne se satisferont-elles de ce changement de pure forme? Elles exigeaient du collectif Grève féministe Unil-Epfl qu’il retire de son nom leurs acronymes respectifs. Cette demande, assortie, de la part du rectorat de l’Unil, d’un délai exécutoire au 4 octobre et d’un rappel à la loi sur la protection de la personnalité, était faite à la suite d’un appel à manifester samedi 10 octobre à Lausanne «en l’honneur de la résistance et des martyrs» palestiniens.

Termes repris au Hamas

Tant l’Unil que l’EPFL ne souhaitent pas que leur nom soit associé à cet appel reprenant des expressions du Hamas, un groupe reconnu comme terroriste par la Suisse et l’Union européenne, ainsi que watson en rendait compte le 1er octobre.👇

Par ailleurs, aucune place n’est faite dans cet appel aux victimes du massacre du 7-Octobre en Israël, la date n’étant pas nommée, mais remplacée par le nom donné par le Hamas à cette attaque, «Déluge d’Al-Aqsa». L’appel à manifester samedi à Lausanne est si ambigu dans sa formulation qu’il peut laisser penser qu’il fait sien le massacre du 7-Octobre, lorsqu’on y lit:

«En octobre 2023, nous avons été des millions à répondre à l’appel de la résistance, à porter haut le drapeau palestinien, à honorer ses martyr-es, à mettre en lumière de nos Etats impérialistes.»
Extrait de l'appel à manifester le 10 octobre à Lausanne 

Lundi 5 octobre, le collectif Grève féministe Unil-EPFL n’avait pas respecté le délai fixé par la direction de l’Unil. Il promettait toutefois de répondre par courrier à la sommation de cette dernière. La porte-parole de l’Unil, Géraldine Falbriard, nous informe ce vendredi, veille de la manifestation lausannoise, qu’une réponse du collectif en question est parvenue au rectorat. Sans rien dire du contenu du courrier reçu, elle indique à watson:

«Nous allons analyser cette réponse dans les prochaines semaines»
Communication de l'UNIL

Notre article sur les exigences de l'Unil et l'EPFL👇

«UNIPLF» remplace «UNIL» et «EPFL»

Le collectif Grève féministe Unil-EPFL a-t-il obtempéré aux exigences des directions de l’Université et du Poly de Lausanne? Les noms «Unil» et «EPFL» ont été remplacés par un seul, contraction des deux acronymes: «UNIPLF». Le collectif précise en outre «ne pas engager les institutions». Les instances dirigeantes des deux grandes écoles peuvent toujours saisir la justice civile si elles s'estiment dupées.

Dans l’affaire, ce n’est pas le soutien aux Palestiniens, en particulier aux Gazaouis, dont au moins 70 000 d’entre eux sont morts sous les bombes israéliennes à compter de la réplique au 7-Octobre, qui, pense-t-on, dérangent en soi l’Unil et l’EPFL. C’est la terminologie de l’appel à la manifestation de samedi à Lausanne. A noter que le collectif Grève féministe Vaud, l’un des principaux acteurs du militantisme féministe en Suisse romande, a relayé sur son Instagram l’appel à manifester du collectif Grève féministe Unil-EPFL, rebaptisé UNIPLF.

Dans un courrier adressé le 28 septembre à plusieurs médias romands, ainsi qu’aux autorités lausannoises, une association suisse du nom de «Féministes Universalistes», se démarquant de l’appel à manifester du collectif précité, écrivait:

«Un féminisme qui ne reconnaît le viol que selon l’identité des victimes n’en est plus un»
Association Féministes Universalistes

Sollicité par watson via sa messagerie Instagram, Grève féministe UNIPLF, comme le collectif se fait désormais appeler, n’a pas répondu.

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Video: watson
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