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Rouler électrique c'est bien, pouvoir recharger c'est mieux!

Jérôme marchon / blogueur



L'électromobilité est en plein essor en Suisse. La proportion de véhicules neufs rechargeables (électriques et hybrides "plug-in") atteint des records, malgré la crise sanitaire. Il y a cependant un gros hic; sans infrastructure de recharge à domicile, "faire le plein" d'électrons confine à la quête du Graal… surtout en ville!

La recharge, une nécessité impérieuse

La question de la recharge est fondamentale lorsqu'on opte pour l'électromobilité, notamment pour les véhicules hybrides rechargeables. Leur utilisation devient pertinente que s'il est possible d'évoluer un maximum à l'électricité sur les petits trajets. L'autonomie 100% électrique de ces véhicules n'excédant pas les 50 km, il est essentiel de bénéficier d'une solution de recharge à chaque arrêt prolongé.

Toute vertueuse qu'elle soit, la voiture à batterie stationne, comme son pendant thermique, 95% du temps. Alors autant tirer profit ce temps d'attente.

La Suisse, pays de locataires

La majorité des systèmes de recharge actuels nécessitent d'immobiliser le véhicule plusieurs heures. Le chargement de nuit à domicile est la solution idéale. Or, deux tiers des Suisses sont locataires de leur logement. S'ils disposent d'une place de parking "privée", l'installation d'une borne est envisageable. L'accord du bailleur ou des copropriétaires sera cependant indispensable. Se pose aussi la question du financement de l'installation elle-même.

Les nouvelles constructions intègrent peu à peu la pré-installation de bornes, mais leur nombre reste encore faible. La Société suisse des ingénieurs et architectes planche sur une nouvelle norme de construction à caractère impératif sur le sujet.

Une infrastructure publique urbaine perfectible

Les instances politiques de tous niveaux prêchent pour une mobilité durable. Mais la mise en œuvre pèche par une absence totale de stratégie. La faute peut-être à notre fédéralisme, si on en juge les disparités cantonales et communales sur les subventions, pardon… les aumônes pour l'acquisition d'un véhicule électrifié.

Le constat est identique pour le réseau de recharge; son développement repose majoritairement sur des initiatives privées. Une ineptie au vu des bouleversements à opérer sur les infrastructures et les sommes ponctionnées aux automobilistes. La start-up vaudoise Green Motion a tenté le pari de développer son propre réseau d'environ 3000 bornes, en fédérant collectivités, propriétaires de bornes et fournisseurs d'électricité sous la marque EVPass. L'offre d'abonnements est complète et sur mesure, que l'on soit utilisateur occasionnel ou intensif.

Coût, surcoût

Sur le papier, l'exercice paraît facile. En pratique et surtout en ville, pourtant par essence le terrain de prédilection de l'électromobilité, c'est une autre histoire. A Lausanne par exemple, de nombreuses bornes "publiques" sont situées dans les parkings souterrains du centre-ville. Une bonne opportunité pour l'utilisateur de passage; pendant qu'il fait son shopping, sa batterie se remplit.

En revanche, pour un résident sans borne privée, l'exercice sera plus fastidieux. En premier lieu, il s'agira de trouver une place libre et opérationnelle. S'ajoute ensuite au montant de la charge, le coût de plusieurs heures de stationnement. Alors qu'il bénéficie déjà d'une place près de chez lui. Ou comment capitaliser sur une clientèle "captive".

L'indigence des autorités en termes de planification et patente; absence de mesures d'accompagnement et aucune adaptation des infrastructures à l'électromobilité. Le tout en faisant fi des efforts réalisés par les constructeurs, les associations faîtières et les consommateurs. Est-ce à dessein?

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