Divertissement
Restaurants

A New York, ce cocktail «décadent» coûte 1000 dollars

A New York, vous pouvez sirotez un Versailles Velour au Benjamin Steakhouse pour la modique somme de 1000 dollars.
Le Versailles Velour ravira les amateurs d'or et de chocolat. Mais encore faut-il en avoir les moyens.getty/watson

Vous ne devinerez jamais le prix de ce cocktail «décadent»

Un célèbre steakhouse new-yorkais vient d'ajouter un nouveau cocktail à sa carte - et autant dire qu'à juger son prix, vous n'aurez plutôt pas intérêt à en renverser la moindre petite goutte à côté.
27.03.2026, 11:5827.03.2026, 11:58

Quand il s'agit de déployer des trésors d'imagination, les adeptes de mixologie n'ont pas leur pareil: clarifier du lait, distiller des cornichons ou fabriquer de la vodka infusée à la pizza ou à la brioche (si si, ça se fait), tous les prétextes sont bons pour concevoir des cocktails originaux aux saveurs improbables. Presque aussi frappadingues que l'addition qui tombe sur la table, après avoir siffloté gaiement votre troisième breuvage (ou ce serait-ce le quatrième?)

Le Versailles Velour

La dernière invention du barman du Benjamin Steakhouse, un restaurant de viande réputé. situé dans le quartier de Midtown, à New York, ne contient toutefois aucun ingrédient très original. Imaginé comme un Espresso Martini revisité pour les amateurs de chocolat chaud, rien n'indique qu'il soit plus ou moins dispendieux que ses équivalents servis dans tous les bars de la planète.

Et pourtant. S'il vous venait l'extravagance de vouloir plonger les lèvres dans la mousse appétissante d'un «Versailles Velour», sachez qu'il en vous en coûtera la modique somme de 1000 dollars - soit 790 francs suisses.

Un cocktail très alcoolisé, surmonté d'or et de mousse, pour les amateurs de chocolat.
Un cocktail très alcoolisé, surmonté d'or et de mousse, pour les amateurs de chocolat.image: ny post

Ne vous étouffez pas tout de suite. Penchons-nous d'abord sur sa composition. Car, au premier abord, le Versailles Velour ne contient rien d'hors du commun: de la liqueur de chocolat noir Mozart, de la crème de café Bailey's, de la liqueur de café Kahlúa, un shot d'espresso, du lait, ainsi que du Grand Marnier et du cognac. Bref, des ingrédients que vous pourriez dégoter très facilement à la Coop, pour une vingtaine de francs la bouteille.

Toute la subtilité - et le prix - repose dans le choix des alcools. Et c'est là que le bât blesse: le Grand Marnier Quintessence et le cognac Hennessy Richard employés dans la recette originale coûtent respectivement 400 dollars et entre 600 dollars et 700 dollars les 60ml. Sachant que chaque verre comptabilise 45ml de cognac et 30ml de Grand Marnier, ces seuls composants réunis coûtent près de 700 dollars.

Des bouteilles d'exception.
Des bouteilles d'exception.capture d'écran: instagram
Le cocktail est surmonté de shlag — abréviation allemande pour crème fouettée — recouverte de feuilles d'or comestibles.
Le cocktail est surmonté de shlag — abréviation allemande pour crème fouettée — recouverte de feuilles d'or comestibles.

Sans oublier la décoration. Et là encore, ça fait mal. Le coup de grâce est un amas de feuilles d'or comestibles 24 carats déposé sur la mousse pour apporter une petite touche de «décadence supplémentaire».

«La feuille seule coûte environ 50 dollars la boîte»
Victor Dedushaj, barman et créateur du cocktail, au New York Post

Pour couronner le tout, un chocolat tout aussi luxueux, estampillé du logo du restaurant, coûte 100 dollars pièce.

La naissance du cocktail

Aux origines de cette création en effet rigoureusement décadente? Victor Dedushaj, barman expérimenté officiant au sein de Benjamin Steakhouse. Lequel a expliqué au New York Post qu'il a été inspiré par un client au «goût exquis» qui souhaitait impressionner sa femme, grande amatrice de chocolat chaud.

Selon le vénérable maître barman, le client lui avait glissé qu'il voulait vraiment «faire perdre la tête» à son épouse. Ses limites de prix? Aucune. «Allez jusqu'au bout», lui aurait répondu l'homme.

Victor Dedushaj est le concepteur du somptueux cocktail Versailles Velour.
Victor Dedushaj est le concepteur du somptueux cocktail Versailles Velour.capture d'écran: instagram

C'est ainsi que le barman a imaginé cet Irish Coffee revisité comme un grand «plongeon dans la rivière de chocolat de Willy Wonka, de Charlie et la Chocolaterie, après une nuit de beuverie». Poétique.

Outre le fait d'éviter tout geste brusque en savourant leur verre, les clients amenés à déguster le Versailles Velour seront tentés d'en lécher les bords - logique, quand on imagine le prix de la moindre goutte de cette boisson d'à peine un décilitre, soit aussi cher qu'un repas complet dans ce restaurant réputé pour ses succulents steaks.

Cela étant dit, Versailles Velour n'est pas le cocktail-dessert le plus cher de New York — ni du monde, d'ailleurs. Selon le Post, cet honneur revient à un chocolat chaud très spécial, orné de diamants, d'une valeur de 250 000 dollars, que le restaurant new-yorkais Serendipity 3 a servi pour la Saint-Valentin, en 2023.

Citons aussi le «Nahaté», un cocktail servi par le célèbre mixologue Salvatore Calabrese dans le restaurant éponyme de Dubaï où il officie. Un assemblage unique et exclusif de tequila Patrón, d'Angostura et de Lillet vendu à, accrochez-vous bien... 37 500 euros.

Un prix qui se justifie par le Lillet utilisé, un Kina Lillet datant des années 50 dont il ne subsiste que quelques bouteilles aujourd'hui à travers le monde, selon le magazine Food & Wine, ainsi que par le verre dans lequel il est servi, un exemplaire rarissime de la cristallerie Baccarat, créé en 1937. (Et, non, malgré le tarif, vous ne repartez pas avec.)

Il n'a l'air de rien, mais ce cocktail est devenu le plus cher du monde l'an dernier.
Il n'a l'air de rien, mais ce cocktail est devenu le plus cher du monde l'an dernier.image: nahaté/facebook

En pleine période d'inflation et de baisse généralisée de la consommation d'alcool, on peut se demander si afficher de tels cocktails à sa carte relève de la folie ou du génie. «Je pense que les gens rechercheront l'exceptionnel», rétorque Victor Dedushaj, le barman du Benjamin Steakhouse. «Pour ceux qui recherchent l’excellence, il y aura toujours un marché.»

La faute à un abus de cocktails... La vidéo de l'arrestation de Justin Timberlake

Vidéo: watson

26 voitures absolument kitsch qu'on a repérées à Miami

1 / 28
26 voitures absolument kitsch qu'on a repérées à Miami
partager sur Facebookpartager sur X
Des images de Palm Beach, l'île la plus clinquante des USA
1 / 20
Des images de Palm Beach, l'île la plus clinquante des USA

Le Royal Poinciana Hotel, à Palm Beach, vers 1900.

source: universal images group editorial / universal history archive
partager sur Facebookpartager sur X
Pour Dry January, on a goûté du vin désalcoolisé
Video: watson
Ceci pourrait également vous intéresser:
Avez-vous quelque chose à nous dire ?
Avez-vous une remarque ou avez-vous découvert une erreur ? Vous pouvez nous transmettre votre message via le formulaire.
0 Commentaires
Votre commentaire
YouTube Link
0 / 600
Cette star de «Desperate Housewives» se confie sur son renvoi du show
Après avoir récemment révélé sa mise à l'écart de Desperate Housewives, la série iconique du début des années 2000, Jesse Metcalfe a dévoilé quelles actrices du casting il côtoie encore aujourd'hui.
Son nom ne vous dit peut-être plus grand-chose comme ça, mais son rôle vous aura certainement marqué en 2004, au moment du lancement de la série culte sur la chaîne ABC: Jesse Metcalfe incarnait à l'époque John Rowland, le séduisant jardinier et jeune amant de Gabrielle Solis, incarnée par Eva Longoria.
L’article