Paléo a succombé au rock magnétique
A peine entrées sur scène, les membres de The Last Dinner Party imposent d'emblée leur univers baroque, théâtral et résolument sensuel. Formé à Londres en 2018, ce quintette britannique - couronné par le prestigieux prix BBC Sound of 2024 et propulsé par l'immense succès de son premier album Prelude to Ecstasy - prouve que sa réputation n'a rien d'usurpé.
Souvent comparée à des icônes comme Kate Bush ou Queen pour son exubérance, la formation menée par la chanteuse Abigail Morris déploie une présence scénique et une aura art-rock incomparables.
Depuis la barricade, au plus près de l'action, il était impossible de manquer la ferveur d’un public hypnotisé. Les spectateurs reprenaient en chœur aussi bien les tubes incontournables, à l'image du hit Nothing Matters, que les faces B les plus confidentielles.
Très complices avec leurs fans, les musiciennes ont multiplié les remerciements en français. L'apothéose de cet échange s'est produite lorsqu'elles ont interprété leur morceau The Rifle, un clin d'œil généreux salué par une véritable ovation de la foule.
Fidèles à leurs convictions, ces étoiles montantes de la scène pop n'ont pas manqué de brandir un drapeau lesbien lancé depuis la fosse, réaffirmant ainsi fièrement leur soutien inébranlable aux causes LGBTQ+. Entre une esthétique méticuleusement soignée, des costumes victoriens parfaitement accordés à leur identité visuelle et une énergie totalement magnétique, le groupe a incontestablement signé l’un des concerts les plus marquants de cette édition de Paléo.
