Paléo ne pouvait pas mieux commencer
C’est devant une foule compacte et impatiente que la star néo-zélandaise Lorde - de son vrai nom Ella Yelich-O’Connor - a foulé les planches de Paléo ce mardi 21 juillet, à 21 heures tapantes.
L’ambiance est immédiatement posée: un écran simulant un bug informatique et un moniteur s’allument, donnant l'impression que le flux musical est directement relié à l'état émotionnel de l'artiste. Lorde surgit entourée de machines et de claviers, rapidement pris en main par ses musiciens, déployant une voix teintée d'autotune à la manière d'une Charli XCX.
Au fait, Lorde aime la Suisse!
Le show démarre sur les chapeaux de roue. Pour frapper fort d'entrée de jeu, l’icône de la pop alternative entonne Royals, le tube planétaire qui l’avait propulsée au sommet et lui avait valu deux Grammy Awards alors qu’elle n’avait que 17 ans. Pour créer un contraste saisissant, elle enchaîne immédiatement avec What Was That, son titre sorti l’année passée qui signait son grand retour après plusieurs années d’absence.
«Coucou Paléo! Ça va?», lance-t-elle au bout de quatre chansons. Le ton est donné, le pacte est scellé: ce soir, elle est là pour danser.
La suite offre un spectacle survolté et haut en couleur. Naviguant entre les tubes pop qui ont bercé toute une génération et des compositions beaucoup plus matures et introspectives, Lorde déroule un véritable récit à cœur ouvert, sans doute le sien. Désormais très ancrée dans des sonorités électro et techno, elle s'affirme en véritable showgirl, affichant une aisance scénique déconcertante.
Pourtant, la scénographie reste sobre: deux danseurs contemporains, quelques enceintes monumentales et des musiciens regroupés dans un coin de la scène. Lorde se suffit presque à elle-même. Tout est brut et instinctif - sa voix, ses mouvements, le décor et évidemment sa musique. Un de ces concerts de giga pop stars qui nous font comprendre pourquoi et comment ce genre de figures deviennent des icônes de leurs scènes.
Vraiment, Paléo ne pouvait pas mieux commencer.
